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Energy in the Era of the New Geopolitics

This article is the English version of Laura Cozzi and Thomas Spencer, « L’énergie à l’ère de la nouvelle géopolitique », published in Politique étrangère (Vol. 91, No. 2, 2026) which celebrates the journal’s 90th anniversary.

The world remains hungry for energy. It is a crucial input to modern economies and fuels welfare improvements for the billions of people in developing countries. The secure, affordable and sustainable flow of energy is a core concern of national policymakers everywhere. At the international level, policymakers recognize that energy security requires cooperation. For this reason, they have invested in international organizations like the International Energy Agency (IEA), which was established in 1974 after the first oil shock with a mandate to support the energy security of its member countries. However, the energy system is changing, and with this change, the nature of energy security is also shifting. Four major trends are restructuring the global energy system.

[CITATION] L’énergie à l’ère de la nouvelle géopolitique

Retrouvez le sommaire du numéro anniversaire (n° 2/2026) de Politique étrangère ici.
Accédez à l’article de Laura Cozzi and Thomas Spencer sur Cairn ici.

[Citation] Les États-Unis, l’Union européenne et le Green Great Game

Lisez l’article de Alexandre Damiens ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2024 de Politique étrangère ici.

Interview : 3 questions à John Seaman

Chercheur au Centre Asie de l’Ifri, John Seaman a écrit l’article « Minerais critiques : une diversification problématique » dans le n° 4/2023 de Politique étrangère. Il répond ici en exclusivité à 3 questions pour politique-etrangere.com.

1. De quelles manières la transition énergétique bouleverse-t-elle la géopolitique des matières premières ?

D’abord, il faut noter l’effet de la demande – une plus grande quantité pour une plus grande diversité de matières premières – essentiellement des métaux. Les technologies de la transition énergétique – éoliennes, panneaux solaires, véhicules électriques, systèmes à hydrogène – font déjà appel à une grande diversité de métaux, dont le lithium, le cobalt, le nickel ou le graphite pour les batteries, le néodyme ou le dysprosium (qui font partie du groupe dit des « terres rares ») pour les aimants permanents, et même des métaux de base comme le cuivre, nécessaire en grandes quantités pour soutenir une électrification massive. La demande pour ces matières premières augmente déjà et va vraisemblablement continuer de s’accroître de manière exponentielle dans les années à venir – de l’ordre de 40 fois pour certaines matières comme le lithium.

Plus la transition énergétique s’accélère – avec celle du numérique en parallèle –, plus on bascule d’un âge des hydrocarbures vers un nouvel âge des métaux, créant de nouvelles relations de dépendance et de nouveaux jeux de pouvoir. Il est clair que certains pays sont mieux lotis que d’autres : l’Indonésie avec ses réserves de nickel ; le Chili, l’Argentine ou même le Mexique avec des sources de lithium ; la République démocratique du Congo avec le cobalt ; ou encore des pays comme l’Australie et le Canada qui bénéficient de richesses minérales importantes dans leurs sous-sols.

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