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The Age of Illusions: How America Squandered Its Cold War Victory

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Laurence Nardon, responsable du Programme Amérique du Nord à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Andrew BacevichThe Age of Illusions: How America Squandered Its Cold War Victory (Metropolitan Books, 2020, 256 pages).

Aux yeux d’Andrew Bacevich, deux consensus politiques différents, chacun décliné sous les angles de l’économie, de la politique étrangère et de la moralité individuelle, se sont succédé à Washington depuis 1945.

Le premier – celui de la guerre froide – est fondé sur une forte mobilité sociale pour les classes moyennes dans un contexte de prospérité ; sur une présence militaire américaine forte dans le monde, justifiée par la menace soviétique ; enfin une morale stricte, appuyée d’une pratique religieuse soutenue et d’une domination des « mâles blancs hétérosexuels ».

Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro d’été 2020 de Politique étrangère (n° 2/2020) – disponible dès 5 juin – que vous avez choisi d'(é)lire :
« Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique » écrit par Martin Quencez.

L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2017 annonçait le début d’une nouvelle ère. Durant la campagne, le candidat républicain n’avait laissé aucun doute sur sa volonté de rompre avec les administrations passées, y compris en matière internationale.
« Notre politique étrangère est un désastre total », déclarait-il en avril 2016, listant une longue série « d’humiliations » récentes subies par son pays. Alors qu’approche l’élection présidentielle de novembre 2020, un bilan s’impose.

Cuba et les États-Unis

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue.
Nous vous proposons aujourd’hui un article de Jean-Pierre Derisbourg, intitulé « Cuba et les États-Unis », et publié dans le numéro de printemps 2000.

En janvier 1959, Fidel Castro triomphait ; descendant de la montagne, ses troupes barbues saisissaient sans bain de sang La Havane. Nombreux étaient ses soldats qui portaient un chapelet autour du cou et une foule délirante les applaudissait. Cuba se croyait à l’aube d’une période de justice sociale et de démocratie mettant fin à la longue dictature sanglante de Fulgencio Batista ; le rêve devait vite tourner au cauchemar avec l’instauration de la dictature du parti unique, les nationalisations, les confiscations, l’abolition de la propriété privée, et les camps de travaux forcés, notamment dans les champs de canne à sucre. Un million de Cubains, presque un sur dix, choisiront l’exil, largement vers la Floride et le reste des États-Unis. En 1959, le revenu par tête d’habitant était le 4e parmi les plus élevés de l’Amérique latine : il est aujourd’hui le plus bas avec
1 300 dollars par habitant et par an.

The Back Channel. A Memoir of American Diplomacy and the Case for Its Renewal

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Laurence Nardon propose une analyse de l’ouvrage de William J. Burns, The Back Channel. A Memoir of American Diplomacy and the Case for Its Renewal (Random House, 2019, 512 pages).

Les mémoires du diplomate Bill Burns couvrent l’administration des cinq présidents qui ont précédé Trump. Ambassadeur en Jordanie de 1998 à 2001 et en Russie de 2005 à 2008, Burns est sous-secrétaire aux Affaires politiques de 2008 à 2011 et secrétaire d’État adjoint de 2011 à 2014. À ce poste, il négocie le traité nucléaire avec l’Iran (Joint Comprehensive Plan of Action, ou JCPOA), son principal fait d’armes.

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