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PE n° 4/2025 disponible en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2025) vient de paraître ! Au sommaire, un dossier sur les pays du Golfe en quête de puissance(s), suivi d’un contrechamps sur la place de l’Asie du Sud-Est, entre Washington et Pékin. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le Bangladesh en pleine crise politique, la fonction sécuritaire de Frontex, la stratégie géoéconomique latino-pacifique, l’introuvable gouvernance de l’Irak… Des articles passionnants pour mieux comprendre les enjeux internationaux de la fin de l’année !

Les pays du golfe Arabo-Persique sont devenus des acteurs visibles, lourds, du jeu international, dans leur région même et bien au-delà. Médiateurs diplomatiques, investisseurs, organisateurs d’événements mondiaux, ils tentent de dépasser leur définition classique de fournisseurs de matières premières énergétiques et de refonder leurs bases économiques, sociales et politiques dans d’ambitieuses « Visions ». Leurs solidarités internationales s’avèrent plus souples, ouvrant leur champ diplomatique, même si le poids de Washington demeure déterminant : Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis sont, à ce titre, parties d’une dynamique qui pousse nombre d’acteurs du monde au multi-alignement.

[Citation] La Chine au cœur de la politique étrangère américaine

Lisez l’article de Philippe Le Corre ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 3/2024 de Politique étrangère ici.

Ombres chinoises

Le 15 septembre dernier, François Clemenceau a publié dans sa chronique « Le monde à l’endroit » (La Tribune) un article qui interroge, à quelques semaines des élections présidentielles, le « rapport [américain] à la Chine ». Il cite à cet effet l’article écrit par Maud Quessard, « Quelle politique étrangère démocrate après Biden ? » et celui de Philippe Le Corre, « La Chine au cœur de la politique étrangère américaine », parus dans le n° 3/2024 de Politique étrangère.

En l’absence d’un autre débat présidentiel aux États-Unis d’ici au 5 novembre, la question du rapport à la Chine, une obsession de la classe politique américaine, ne sera pas au cœur des sujets de la campagne. Le monde entier, dont l’Europe, aimerait pourtant ne pas être dans le doute sur les intentions des États-Unis.

Le moins que l’on puisse dire du débat de mardi soir entre Donald Trump et Kamala Harris, c’est qu’il n’a pas franchement « pivoté » vers l’Asie. Et pas beaucoup plus sur la Chine, bien que les deux candidats aient dit en quelques mots seulement à quel point ils continueraient à prémunir les États-Unis dans la compétition commerciale et technologique qui les oppose à leur premier concurrent.

The Future of Multilateralism and Globalization in the Age of the U.S.-China Rivalry

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2024 de Politique étrangère (n° 1/2024). Boyan Radoykov propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Norbert Gaillard, Fumihito Gotoh et Rick Michalek, The Future of Multilateralism and Globalization in the Age of the U.S.-China Rivalry (Routledge, 2024, 286 pages).

Cet ouvrage sensibilisera le lecteur aux grands enjeux générés par la rivalité entre les deux premières superpuissances. Le lecteur appréciera la richesse et l’homogénéité des analyses d’une thématique disparate, qui contribuent à la richesse d’un ouvrage documenté, abondant en faits, statistiques et références historiques.

L’ouvrage couvre presque exclusivement les aspects économiques de cette rivalité et n’aborde que sporadiquement, et de manière insuffisante, les aspects politiques, militaires et de sécurité globale. Cela affaiblit l’ambition des auteurs de « fournir un schéma directeur pour un ordre international remodelé et florissant ». Les sections consacrées aux défis du changement climatique et à la crise du Covid-19 ne comblent que partiellement cette lacune. Le livre réussit cependant à nous convaincre que le monde est déjà l’arène du jeu concurrentiel entre les deux superpuissances, avec des sphères d’influence fluctuant au gré des élections et des alliances, et donc beaucoup moins établies et respectées que pendant la guerre froide.

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