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Brexit : les risques du référendum

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir l’article du numéro de printemps 2016 de Politique étrangère que vous avez choisi : « Brexit : les risques du référendum », par Vivien Pertusot.

Couv PE1-2016_plat I_Page_1À l’évocation de la relation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, le titre de l’ouvrage de Stephen George Awkward partner (« partenaire embarrassant ») vient à l’esprit. Cette relation est le fruit d’une incompréhension entretenue, désormais bien ancrée et jamais réellement combattue au Royaume-Uni. Pourtant, elle recouvre une complexité que l’on ne peut occulter. Les Britanniques restent moteurs sur certains dossiers européens, dont le marché intérieur et le développement. Ils sont un utile mouton noir derrière lequel se cacher. Par ailleurs, la marginalisation croissante du pays n’est pas imputable à Londres seul. Ses partenaires européens se sont progressivement désintéressés du Royaume-Uni et se sont accordés sur une série de mécanismes intégrationnistes dont il ne fait pas partie.

C’est dans ce contexte peu lisible de l’étranger que va se tenir le référendum. Le Premier ministre britannique David Cameron a promis de le tenir avant la fin de l’année 2017. À l’heure où ces lignes sont écrites, les contours d’un accord se dessinent dans les négociations menées entre les 27 états membres et Londres ainsi donc que la tenue prochaine du vote.

Europe : le cas du patient anglais

Nous avons le plaisir de vous offrir l’article d’Alain Lamassoure paru dans le dossier « Le Royaume-Uni et l’Europe : in or out ? » du numéro de printemps 2015 de Politique étrangère.

Cover_1-2015Pourquoi donc l’Europe est-elle devenue le seul sujet qui fasse perdre aux Anglais leur humour légendaire ?

Le malentendu originel

Il faudrait les talents réunis de William Shakespeare et de Molière, ou ceux d’Oscar Wilde et de Georges Feydeau pour décrire le vaudeville des relations entre le Royaume-Uni et le continent depuis le discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950. Quand le très  anglophile Jean Monnet l’y invite, Londres rejette les avances du pool charbon-acier, puis celles du Marché commun, et suscite même la création d’une organisation rivale. Quand, pragmatique, le Royaume-Uni reconnaît ensuite son échec et frappe à la porte de Bruxelles, de Gaulle lui claque celle-ci au nez. Deux fois. À peine les Anglais sont-ils enfin entrés qu’une nouvelle majorité est élue à Westminster sur le projet d’un référendum de sortie de la Communauté économique européenne (CEE) : dans sa sagesse, le peuple britannique rejette cette première tentative de Brexit. Continuer la lecture sur Cairn.info.

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L’Écosse et la tentation de l’indépendance

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2014). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage d’Edwige Camp-Pietrain, L’Écosse et la tentation de l’indépendance. Le référendum d’autodétermination de 2014 (Presses universitaires du Septentrion, 2014, 218 pages).

Le 18 septembre 2014, les Écossais ont refusé à 55,3 % d’engager un processus qui aurait pu leur permettre d’accéder à l’indépendance dans les deux ans. En 2013, Keith Dixon avait pronostiqué ce résultat ici-même. Edwige Camp-Pietrain scrute l’évolution de l’Écosse depuis plus de 20 ans et résume en 200 pages très denses les enjeux du référendum : une synthèse pédagogique et équilibrée aussi stimulante à lire après le 18 septembre qu’avant.

La première partie de l’ouvrage est chronologique. La marche vers l’indépendance – ou plutôt à la restauration d’une indépendance perdue en 1707 avec le traité d’Union – est en effet un processus de long terme.

Disparition de Margaret Thatcher

La disparition de Margaret Thatcher, la Dame de fer, a suscité de nombreuses réactions, dont beaucoup d’hommages et d’autres plus retenues, voire aussi des critiques irrévérencieuses. À l’heure où un référendum dit « Brexit » se profile de plus en plus outre-Manche, nous vous proposons de relire un article sur les rapports entre Thatcher et l’Europe qui nous offre aussi un bon aperçu des nombreuses controverses que sa politique a pu déclencher. Précisons que Hugh Hanning, l’auteur de ce portrait guère tendre de l’encore Premier ministre en 1989, était lui-même membre du Parti conservateur.

Que peut espérer l’Europe de Margaret Thatcher ?

Margaret Thatcher commence à préoccuper sérieusement les leaders européens. À l’approche de ce nouveau thermidor que constitue 1992 pour l’Europe, ils se demandent : est-elle souple comme l’acier ou dure comme le fer ? Acceptera-t-elle de rejoindre l’Europe unie, ou devront-ils aller de l’avant et décider sans elle ?
Il est clair que l’on ne peut se fier à ses déclarations publiques. Lorsque l’on aborde des questions épineuses, telles que l’adhésion de la Grande Bretagne au Système monétaire européen, elle répond parodiant l’oracle Delphes : « Lorsque l’heure sera venue ». Mais, comme le soulignent ses critiques, dont une bonne partie de son propre cabinet, ce n’était pas l’heure lorsque la livre sterling était en baisse, ni maintenant que la monnaie britannique s’est considérablement raffermie. On se souvient des vers du poète Andrew Marvell : « Si le monde était immense et l’espace infini, Madame, prendre son temps ne serait pas un crime ».

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