“ We are at war and the country is plunged into total unconsciousness of events”: such was the assessment of the Russian writer Victor Erofeyev in the months following the invasion of Ukraine. Indeed, after the initial shock, the majority of Russians have continued to go about their lives as if it were in fact a “special military operation” with limited scope, like the intervention in Syria in 2015. Ukrainians’ suffering has left them largely indifferent, which has led to anger, and even hatred, on the part of the invaded nation toward the Russian people as a whole.
À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès l’article du numéro d’été 2023 de Politique étrangère (n° 2/2023) que vous avez choisi d'(é)lire : « L’Inde dans le jeu des puissances, entre Ukraine et G20 », écrit par Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre d’études sud-asiatiques et himalayennes, École des hautes études en sciences sociales) et chercheur senior à Asia Centre.
Narendra Modi, Premier ministre largement reconduit aux législatives de 2019, avait affirmé dans son programme électoral : « Nous croyons que l’heure de l’Inde est venue. Elle émerge comme puissance, et se connecte aux acteurs du monde multipolaire. L’essor de l’Inde est la nouvelle réalité, et nous jouerons un rôle majeur pour façonner l’agenda global du XXIe siècle. » Quatre ans plus tard, alors que les célébrations du 75e anniversaire de l’indépendance sont closes, le discours officiel et nombre de commentateurs indiens s’emballent, voyant dans la présidence indienne du G20 l’opportunité de peser sur l’évolution du système mondial. Pourtant, à l’Organisation des Nations unies (ONU) qu’elle voudrait réformer, l’Inde multiplie les abstentions lors de votes significatifs, sur l’Ukraine mais pas seulement. Cette dichotomie mérite examen. Un examen complexe, le régime déployant en permanence une politique de communication – ou de propagande – qui affiche sur le plan international des valeurs qui ne sont pas toujours mises en pratique en interne.
The issue of Kosovo’s contested statehood has kept Brussels busy for more than ten years now. Advancing on this front is more pressing than ever in the new geopolitical context forged by the Russian war in Ukraine. What is at stake is not only the resolution of a sensitive bilateral dispute that has become noxious for the whole region, but also the EU’s quest for strategic autonomy, which can only be achieved through greater convergence on such issues.
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