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Militer au Hezbollah

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Matthieu Cimino propose une analyse de l’ouvrage de Erminia Chiara Calabrese , Militer au Hezbollah. Ethnographie d’un engagement dans la banlieue sud de Beyrouth (Khartala/Ifpo, 2016, 296 pages).

Militer au Hezbollah

Depuis plusieurs années, le Hezbollah catalyse une inflation de travaux de qualités inégales. Le sujet est rendu très attractif par sa centralité (le parti étant depuis 2011 lourdement impliqué en Syrie) ainsi que par le développement massif et éclaté des security studies, engagées autour des problématiques de terrorisme. L’autre raison tient à la difficulté d’accès aux sources : le Hezbollah, comme toute organisation militaire ou paramilitaire, assure sa pérennité par la protection de sa structure opérationnelle et militante, pour l’essentiel par le silence. Seul un nombre limité de chercheurs (à l’instar de Norton, Mervin ou Daher) a donc pu produire des ouvrages de qualité, issus de travaux de terrain, appuyés par une méthodologie rigoureuse et la maîtrise de l’arabe.

Les revenants

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de David Thomson, Les Revenants (Seuil, 2016, 304 pages).

Les Revenants

David Thomson, journaliste à Radio France internationale (RFI), a commencé à s’intéresser au djihadisme au moment des révolutions arabes de 2011. Correspondant en Tunisie, il a vu émerger le mouvement Ansar Al-Charia, et a réalisé dès 2012 un reportage sur les Tunisiens partis combattre en Syrie. De retour en France, il a poursuivi son travail sur les filières syriennes. En 2014, il a signé un premier livre remarqué, Les Français jihadistes[1] (Les Arènes, 2014). Depuis lors, il continue à suivre la mouvance djihadiste de près, en réalisant un travail de veille quotidien sur les réseaux sociaux et en entretenant des contacts réguliers avec des partisans de l’État islamique (EI) ou d’Al-Qaïda.

Monde arabe : le grand chambardement

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Denis Bauchard, ancien ambassadeur et conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Yves Aubin de La Messuzière, Monde arabe : le grand chambardement (Plon, 2016, 216 pages).

Monde arabe chambardement

Le chaos du monde arabe et du Moyen-Orient interpelle. Comment en est-on arrivé là ? Qui est responsable d’une situation qui apparaît souvent hors contrôle ? Yves Aubin de La Messuzière, ancien directeur pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères, et ancien ambassadeur notamment en Tunisie, aborde différentes questions sur les printemps arabes, la tragédie syrienne, le djihadisme, le jeu de l’Arabie Saoudite, l’affrontement entre sunnites et chiites, la question palestinienne, en ne cachant pas que ce « chambardement » risque de perdurer.

Sans refaire l’histoire des printemps arabes et de leur échec, il rappelle que des signes avant-coureurs, relevés par des chercheurs comme par des diplomates, étaient apparus dans plusieurs pays, dont la Tunisie, l’Égypte et la Syrie.

Irregular War: ISIS and the New Threat from the Margins

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Jean-Loup Samaan propose une analyse de l’ouvrage de Paul Rogers, Irregular War: ISIS and the New Threat from the Margins (I.B. Tauris, 2016, 224 pages).

Irregular War

Auteur prolifique, Paul Rogers propose ici une réinterprétation du phénomène Daech comme conséquence des dysfonctionnements du système international contemporain. Si la majeure partie des travaux consacrés au groupe terroriste a jusqu’ici étudié sa genèse irakienne et syrienne, Paul Rogers affirme que l’État islamique (EI) est aussi l’expression de ce qu’il nomme « les révoltes de la marge » (revolts from the margins). Les formes du terrorisme moderne tel que l’EI seraient un symptôme du dérèglement du système international, un système marqué par l’aggravation des inégalités économiques, le renforcement d’élites transnationales déconnectées des réalités locales et une dégradation des conditions environnementales. « D’autres exemples [que l’EI] incluent des groupes islamistes tels que Boko Haram, le front Al-Nosra, mais aussi la rébellion néomaoïste naxalite en Inde ainsi que dans un passé récent, les néomaoïstes du Népal et le Sentier lumineux au Pérou », précise-t-il dans le premier chapitre.

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