Auteur/autrice : Politique Etrangère Page 57 of 585

[CITATION] « De l’Ukraine à Gaza : l’Intelligence artificielle en guerre »

Lisez gratuitement l’article d’Amélie Férey et Laure de Roucy-Rochegonde ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 3/2024 de Politique étrangère ici.

Ombres chinoises

Le 15 septembre dernier, François Clemenceau a publié dans sa chronique « Le monde à l’endroit » (La Tribune) un article qui interroge, à quelques semaines des élections présidentielles, le « rapport [américain] à la Chine ». Il cite à cet effet l’article écrit par Maud Quessard, « Quelle politique étrangère démocrate après Biden ? » et celui de Philippe Le Corre, « La Chine au cœur de la politique étrangère américaine », parus dans le n° 3/2024 de Politique étrangère.

En l’absence d’un autre débat présidentiel aux États-Unis d’ici au 5 novembre, la question du rapport à la Chine, une obsession de la classe politique américaine, ne sera pas au cœur des sujets de la campagne. Le monde entier, dont l’Europe, aimerait pourtant ne pas être dans le doute sur les intentions des États-Unis.

Le moins que l’on puisse dire du débat de mardi soir entre Donald Trump et Kamala Harris, c’est qu’il n’a pas franchement « pivoté » vers l’Asie. Et pas beaucoup plus sur la Chine, bien que les deux candidats aient dit en quelques mots seulement à quel point ils continueraient à prémunir les États-Unis dans la compétition commerciale et technologique qui les oppose à leur premier concurrent.

À la solde de Moscou

La recension de ces quatre ouvrages a été publiée dans le numéro d’automne 2024 de Politique étrangère (n° 3/2024). Frédéric Charillon propose une analyse croisée de l’ouvrage de : Vincent Jauvert, À la solde de Moscou (Seuil, 2024) ; Elsa Vidal, La Fascination russe (Robert Laffont, 2024) ; Élisabeth Sieca-Kozlowski, Poutine dans le texte (CNRS Éditions, 2024) ; Nicolas Tenzer, Notre guerre. Le crime et l’oubli : pour une pensée stratégique (L’Observatoire, 2024).

La Russie fascine, surtout en France. Avec des raisons valables : à partir d’un pays meurtri par les pertes territoriales et démographiques de 1991 (par rapport à l’ex-URSS, la Fédération de Russie a perdu près 50 % de sa population et 25 % de son territoire), Vladimir Poutine est parvenu, depuis son accession au pouvoir en 2000, à replacer Moscou au cœur de la géopolitique mondiale en dépit de nombreuses limites. Probablement au détriment de sa propre population, et pas de la meilleure manière qui soit : par la déstabilisation plus que par un modèle de réussite.

De l’Ukraine à Gaza : l’Intelligence artificielle en guerre

Le numéro d’automne 2024 de Politique étrangère (n° 3/2024) vient de paraître. La rédaction vous offre aujourd’hui à lire l’un des articles du dossier sur l’IA : « De l’Ukraine à Gaza : l’Intelligence artificielle en guerre », écrit par Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité de l’Ifri, et Laure de Roucy-Rochegonde, responsable du Centre géopolitique des technologies de l’Ifri.

Dans un article paru au printemps 2024 dans Defense One, le stratégiste américain Peter Singer compare les conflits actuels à la guerre civile espagnole. En 1936, explique-t‑il, les deux camps utilisaient des fusils et creusaient des tranchées. Cependant, arrivaient au même moment sur le champ de bataille le char d’assaut, la radio et l’avion. Ce n’est donc pas parce que les belligérants recourent à des méthodes éprouvées qu’une rupture ne peut concomitamment survenir. En réalité, conclut-il, les guerres en cours en Ukraine et à Gaza, tels des laboratoires des conflits futurs, en disent davantage sur la guerre qui vient, à l’image de ce qu’annonçait la guerre d’Espagne pour la Seconde Guerre mondiale. Or, parmi les développements technologiques observés sur ces deux théâtres, le recours massif à l’Intelligence artificielle (IA) est probablement celui qui suscite le plus de surprise et de questions.

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