Catégorie : Les auteurs s’expriment Page 76 of 87

Cybersécurité : un objet de « grande politique »

>> Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « Géopolitique de la cyber-conflictualité », écrit par Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI et spécialiste des questions liées au numérique et au cyber, dans le numéro d’été 2018 de Politique étrangère (n° 2/2018). < <

« Un caillou dans la chaussure des organisations internationales »

>> Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « Danser avec les États », écrit par Serge Sur dans le numéro de printemps 2018 de Politique étrangère. < <

« L’Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires » : 3 questions à Chloé Berger

Auteur de l’article « L’Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires » paru dans le numéro de printemps de Politique étrangère (1/2018), Chloé Berger, docteur en science politique rattachée à la faculté du Moyen-Orient au Collège de Défense de l’OTAN à Rome, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1/ À quelques jours du scrutin pour l’élection présidentielle en Égypte (26-28 mars), la réélection du général Sissi semble jouée d’avance. Une surprise est-elle possible ?

Les expatriés égyptiens ont commencé à voter le week-end dernier et le reste de l’Égypte est appelé à se rendre aux urnes à la fin de la semaine. Le président Abdel Fattah Al-Sissi devrait être réélu sans surprise car le régime n’a pas hésité à déployer l’ensemble des moyens coercitifs et de propagande à sa disposition pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de transition. Les candidatures potentielles, même émanant de l’armée, ont été « découragées » : l’ancien chef d’état-major Sami Annan et Ahmed Chafik ont retiré leurs candidatures, de même qu’Anwar Al-Sadat, le neveu de l’ancien président, ou encore l’avocat Khaled Ali, connu pour son engagement en faveur des droits de l’homme. Les activités du parti « Pour une Égypte forte » d’Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont été suspendues après l’arrestation de ce dernier. Bref, les appareils sécuritaires et judiciaires ont largement usé de leurs moyens pour prévenir toute concurrence et faire taire les voix discordantes.

« Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire » : 3 questions à François Frison-Roche

Auteur de l’article « Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire » paru dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (4/2017), François Frison-Roche, chercheur au CNRS, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) Comment la guerre au Yémen est-elle devenue un conflit régional ?

Nonobstant un lourd passé fait de guerres civiles, d’instabilités politiques chroniques et de rivalités régionales larvées, on peut dire qu’à l’origine, l’actuel « conflit yéménite » se résumait à une lutte entre trois prédateurs locaux (l’ancien président Ali Abdallah Saleh, le général Ali Mohsen et le cheikh Hamid Al-Ahmar) qui s’entendaient entre eux depuis des années pour mettre le pays en coupe réglée. Mais les deux derniers protagonistes dans cette affaire, affiliés aux salafistes et aux Frères musulmans, ont instrumentalisé la dynamique créée par les printemps arabes en se servant de la jeunesse yéménite urbaine pour tenter de redistribuer les cartes politiques et économiques en leur faveur.

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