Catégorie : Les auteurs s’expriment Page 80 of 87

Le désordre libyen. Trois questions à Florence Gaub

Florence Gaub, auteure d’un article sur la Libye paru dans le numéro d’automne 2012 de Politique étrangère, a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

L’article que vous avez écrit dans le numéro d’automne 2012 de Politique étrangère, soit un an après la chute de Mouammar Kadhafi, était intitulé « Libye, le rêve de Kadhafi devient-il réalité ? ». Qu’entendiez-vous par là ?

Kadhafi rêvait d’une société déhiérarchisée, sans institutions étatiques. Dans sa vision politique, les questions relevant de la vie commune devaient être réglées par un accord au plus bas niveau, dans les comités et commissions. Son rêve n’est pas devenu une réalité de son vivant, car la sécurité et la production du pétrole étaient restées entre les mains du régime. En 2012, après la chute de Kadhafi, non seulement les Libyens ont tout de suite formé plusieurs comités et commissions, mais une gestion locale de la sécurité et de la production pétrolière s’est mise en place. Voilà pourquoi j’ai écrit que la vision politique de Kadhafi est finalement devenue une réalité, bien que ce soit une réalité bien triste.

L’agenda 2015 de la gouvernance de l’internet. Trois questions à Françoise Massit-Folléa

Françoise Massit-Folléa, auteure de l’article « Internet et les errances du multistakeholderism » paru dans le numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère, a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

data2014 a été une année chargée pour la gouvernance de l’internet, avec la conférence NETmundial en avril dernier et l’annonce de la fin de la tutelle américaine sur la fonction IANA, qui assure la gestion des adresses IP. Quels grands événements vont rythmer 2015 ? Et quelles seront selon vous les questions prioritaires ?

L’année à venir est riche en rendez-vous importants :

– En décembre 2015 à New York, se tiendra la réunion « SMSI+10 » à l’ONU. Il s’agira de mesurer les avancées de l’Agenda de Tunis, dans un cadre intergouvernemental qui a pas mal bougé depuis le dernier Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) de 2005.

– À la mi-novembre, aura lieu au Brésil la 10e réunion du Forum multipartite sur la gouvernance de l’internet (IGF). Sa mission sera-t-elle renouvelée après deux périodes de 5 ans ?

Neutralité de l’internet. Un entretien vidéo avec Francesca Musiani

Francesca Musiani est l’auteure de l’article « Neutralité de l’Internet : dépasser les scandales » paru dans le dossier consacré à la gouvernance de l’internet du numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère.

Alors que le trafic sur internet explose et que de nouvelles infrastructures coûteuses doivent être déployées, le débat autour de la « neutralité du net » est loin d’être clos. Ce principe suppose que toutes les données circulant sur internet doivent être traitées de manière équitable. Or il est techniquement possible d’en sélectionner des paquets à traiter en priorité. Dans son article, Francesca Musiani montre que cette pratique est susceptible de poser des problèmes non seulement économiques mais aussi politiques et sociaux.

Pour prolonger son propos, elle a accepté de répondre à quelques questions dans cet entretien vidéo, où il est question de gouvernance de l’internet, des conséquences de l’affaire Snowden et, bien sûr, de neutralité du net :

Francesca Musiani est chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication (Centre national de la recherche scientifique / Paris-Sorbonne Universités / Université Pierre-et-Marie-Curie). Membre de la commission sur le numérique à l’Assemblée nationale, elle a été postdoctorante au Centre de sociologie de l’innovation de Mines ParisTech et affiliée au Berkman Center for Internet & Society de l’université de Harvard.

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Ebola : trois questions à Didier Houssin

Didier Houssin, président de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AÉRES), et auteur de l’article « La coopération sanitaire internationale abolie par Ebola ? » à paraître dans le numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère, a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

EbolaLa communauté internationale était-elle préparée à faire face à l’épidémie d’Ebola ?

Oui et non.

Oui, parce que beaucoup d’éléments ont été mis en place à l’échelle de la communauté internationale au fil des décennies. Pour n’en citer que quelques uns : l’Organisation des Nations unies dispose d’une agence spécialisée, l’Organisation mondiale de la santé, qui regroupe presque toute la communauté internationale et qui est à la fois un lieu de débat politique entre les États membres et une instance d’expertise technique et de régulation en matière de santé ; le règlement sanitaire international, dans sa version adoptée en 2005, vise justement à renforcer les capacités de prévention et de réponse de l’ensemble des États membres face au risque de diffusion internationale de maladies, en particulier infectieuses ; de nombreuses organisations non gouvernementales se sont donné pour mission d’intervenir sur la scène internationale, en vue d’apporter une aide en matière de santé face aux situations critiques que peuvent rencontrer en particulier des pays pauvres.

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