Catégorie : Revue des livres Page 117 of 286

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Twitter et les gaz lacrymogènes

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Julien Nocetti propose une analyse de l’ouvrage de Zeynep Tufekci, Twitter et les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée (C&F Editions, 2019, 432 pages).

Voici près de dix ans, les soulèvements du monde arabe suscitaient les louanges des observateurs sur les « révolutions Facebook », qui dressaient un parallèle entre révolte technologique et émancipation politique. Cet excès de technophilie avait été suivi d’un reflux, s’appuyant notamment sur les analyses d’Evgeny Morozov dans The Net Delusion: The Dark Side of Internet Freedom (PublicAffairs, 2012). Au fur et à mesure que les régimes autoritaires recouraient aux outils numériques à des fins de surveillance et de répression, l’approche pessimiste devait l’emporter, reléguant à l’arrière-plan les travaux faisant le lien entre les mobilisations et internet.

The Hacker and the State: Cyber Attacks and the New Normal of Geopolitics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Jean-Baptiste Florant propose une analyse de l’ouvrage de Ben Buchanan, The Hacker and the State: Cyber Attacks and the New Normal of Geopolitics (Harvard University Press, 2020, 432 pages).

Après The Cybersecurity Dilemma. Hacking, Trust, and Fear Between Nations en 2017 (Hurst), Ben Buchanan, professeur assistant à l’université de Georgetown, propose un nouvel ouvrage consacré à la compétition stratégique à laquelle se livrent les États dans le cyberespace. Il s’agit d’une lutte sans merci – mais située sous le seuil de l’agression –, dont l’objectif est d’obtenir la supériorité numérique.

Capitalisme

Cette recension constitue la note de tête du dossier « Lectures » du numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). L’économiste Norbert Gaillard y propose une analyse croisée de trois ouvrages : Michel Aglietta (dir.), Capitalisme. Le temps des ruptures (Odile Jacob, 2019, 592 pages) ; Thomas Kalinowski, Why International Cooperation is Failing: How the Clash of Capitalism Undermines the Regulation of Finance (Oxford University Press, 2019, 304 pages) ; Branko Milanovic, Capitalism, Alone: The Future of the System that Rules the World (Harvard University Press, 2019, 304 pages).

Les travaux remettant en cause le capitalisme ont foisonné depuis la récession de 2007-2009. L’examen de ces publications permet d’identifier dix dérives de notre système économique : la logique antagoniste du capitalisme, l’accroissement des inégalités, le spectre d’un pouvoir ploutocratique, le manque d’éthique de certaines élites, la constitution de rentes, le poids exorbitant de la finance, l’évasion fiscale, l’instabilité des marchés financiers, les politiques monétaires expansionnistes, et enfin l’insoutenabilité du régime de croissance.

Repenser les stratégies nucléaires. Continuités et ruptures. Un hommage à Lucien Poirier

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Matthieu Chillaud propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Thomas Meszaros, Repenser les stratégies nucléaires. Continuités et ruptures. Un hommage à Lucien Poirier (Peter Lang, 2019, 488 pages).

Repenser les trajectoires historiques et intellectuelles des stratégies et des armes nucléaires dans les relations internationales : voici l’ambition de cet ouvrage, issu d’une journée d’études organisée en 2015 par le dynamique Centre lyonnais d’études de sécurité internationale et de défense (CLESID), et consacrée au général Lucien Poirier, disparu voici déjà sept ans. En dépit de son titre, il n’est pourtant ni une ode à la pensée stratégique de ce dernier, ni véritablement un liber amicorum qui lui serait dédié.

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