Catégorie : Revue des livres Page 119 of 284

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Mauvais juif

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Samuel Ghilès-Meilhac propose une analyse de l’ouvrage de Piotr Smolar, Mauvais juif (Éditions des Équateurs, 2019, 208 pages).

Enquête de généalogie politique familiale, souvenirs et analyses d’un correspondant de presse à l’étranger, réflexions identitaires intimes : trois ouvrages s’emboîtent pour former Mauvais juif.

Raise the Debt. How Developing Countries Choose Their Creditors

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Juan Flores Zendejas propose une analyse de l’ouvrage de Jonas B. Bunte, Raise the Debt. How Developing Countries Choose Their Creditors (Oxford University Press, 2019, 288 pages).

Jonas Bunte, chercheur à l’université de Texas, étudie les sources de financement externe des pays en voie de développement (PVD). Le point de départ de l’ouvrage est la diversité des structures de prêts de ces pays. Par exemple, le volume des prêts accordés par la Chine est très variable selon les États. Bunte démontre, de manière convaincante, que les rapports financiers établis entre États créanciers et emprunteurs dépendent autant des premiers que des derniers. Selon les intérêts dominants dans les PVD, les préférences diffèrent, ce qui vient modifier les flux internationaux des capitaux.

Voyage au cœur de Boko Haram. Enquête sur le djihad en Afrique subsaharienne

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Alain Antil propose une analyse de l’ouvrage de Seidik Abba et Mahamadou Lawaly Dan Dano, Voyage au cœur de Boko Haram. Enquête sur le djihad en Afrique subsaharienne (L’Harmattan, 2019, 96 pages).

Depuis la mutation, en 2009, de la secte Boko Haram en une impitoyable machine de guerre, le conflit initialement confiné au territoire de la confédération nigériane, et plus précisément des États du Yobe, de l’Adamawa et du Borno, s’est étendu progressivement aux pays voisins, Cameroun, Tchad et Niger. Le conflit a déjà causé des dizaines de milliers de victimes, 27 000 selon les auteurs, plus de 40 000 selon d’autres sources, en grande majorité au Nigeria. Ces victimes ont été causées à la fois par le mouvement djihadiste (scindé depuis en deux entités[1]) mais également par les forces armées nationales, et principalement l’armée nigériane et ses supplétifs (Civilian Joint Task Force).

Passeport diplomatique. Quarante ans au Quai d’Orsay

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Frédéric Charillon propose une analyse de l’ouvrage de Gérard Araud, Passeport diplomatique. Quarante ans au Quai d’Orsay (Grasset, 2019, 384 pages).

À l’heure de la diplomatie publique, Gérard Araud a marqué les esprits par son tweet sur la victoire de Donald Trump (« Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige »). À l’heure des débats sur les orientations de politique étrangère, il est aussi connu pour être présenté – à tort selon lui – comme « grand prêtre » d’une « secte » néoconservatrice à la française. Gérard Araud a mené une carrière du plus haut niveau : directeur des Affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement du Quai d’Orsay, ambassadeur en Israël (2003-2006), directeur général des Affaires politiques et de sécurité, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères (2006-2009), chef de la mission française auprès des Nations unies (2009-2014), ambassadeur à Washington (2014-2019).

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