Catégorie : Revue des livres Page 153 of 286

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

« Robots tueurs ». Que seront les soldats de demain ?

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Brice Erbland, « Robots tueurs ». Que seront les soldats de demain ? (Armand Colin, 2018, 176 pages).

La question de l’emploi des systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) fait débat, et beaucoup d’écrits existent déjà sur le sujet. Brice Erbland – officier de l’armée de Terre, auteur d’un témoignage sur ses engagements comme pilote d’hélicoptère d’attaque (Dans les griffes du Tigre, 2013) – constate cependant que les discussions sont, quasi exclusivement, d’ordre juridique et intègrent peu la dimension morale. Or, en partant du présupposé réaliste que les SALA seront développés et utilisés en opération, il est fondamental d’étudier le cadre éthique de l’emploi de ces systèmes. C’est à cette réflexion que s’attache l’auteur dans ce court essai, en s’appuyant sur son expérience opérationnelle.

The Burning Shores: Inside the Battle for the New Libya

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Jalel Harchaoui propose une analyse de l’ouvrage de Frederic Wehrey, The Burning Shores: Inside the Battle for New Libya (Farrar, Straus & Giroux, 2018, 352 pages).

Remarquable par son accessibilité et sa clarté, le nouvel ouvrage de Frederic Wehrey traite de la Libye depuis 2011. L’Américain ne s’attarde pas sur l’intervention militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et de ses alliés arabes, qui prit fin en octobre 2011. Allant au-delà de la mort de Mouammar Kadhafi ce mois-là, Wehrey se concentre surtout sur les six années qui ont suivi le départ des forces aériennes de l’Occident. D’une plume vivante et humaine, il esquisse l’itinéraire accidenté, parfois vertigineux, d’un pays nord-africain aux grandes richesses et à la petite population.

Théories de la puissance

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Frédéric Ramel propose une analyse de l’ouvrage de Fabrice Argounès, Théories de la puissance (CNRS Éditions, 2018, 232 pages).

À l’instar de la sécurité, la puissance est l’un des concepts les plus discutés en relations internationales. L’ouvrage de Fabrice Argounès offre ici une série de repères pour l’appréhender dans le contexte actuel. Structuré en quatre parties – les dimensions conceptuelles, les approches théoriques, le statut et les modalités de différenciation dans le système international (petits, moyens, grands, émergents), les nouveaux acteurs et terrains d’expression de la puissance –, il propose une réflexion qui prend les traits d’un décentrement. La puissance n’est pas seulement question de mesure des arsenaux militaires des États. Confier la préface de l’ouvrage à Bertrand Badie constitue d’ailleurs un indice : appréhender la puissance ne peut plus reposer exclusivement sur des références réalistes et occidentales.

La Guerre froide de la France, 1941-1990

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2018). Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Georges-Henri Soutou, La Guerre froide de la France, 1941-1990 (Tallandier, 2018, 592 pages).

Professeur émérite à l’université de Paris-Sorbonne, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, Georges-Henri Soutou retrouve une de ses périodes de prédilection, celle de la guerre froide, à laquelle il a déjà consacré deux ouvrages de référence. Il se concentre sur la place de la France au sein du bloc atlantique, en commençant par constater que celui-ci, pas plus d’ailleurs que le bloc soviétique, n’était homogène. Cet ouvrage enrichit l’historiographie de la guerre froide d’une approche française souvent rare, mais aussi celle de la politique étrangère française.

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