Catégorie : Revue des livres Page 164 of 290

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

La Chine : un géant fragile ?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Sophie Boisseau du Rocher, chercheur associé au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Valérie Niquet, La puissance chinoise en 100 questions (Tallandier, 2017, 272 pages), Philippe Delalande, La Chine de Xi Jinping. Ambitions et résistances (L’Harmattan, 2018, 200 pages) et Nadège Rolland, China’s Eurasian Century? Political and Strategic Implications of the Belt and Road Initiative (The National Bureau of Asian Research, 2017, 208 pages).

C’est un euphémisme : la Chine nous interroge… Parmi les multiples ouvrages consacrés à l’expression de sa puissance et aux enjeux qu’elle soulève, trois méritent l’attention.

Valérie Niquet propose une analyse des questions qu’elle estime les plus pertinentes pour comprendre cet « objet de fantasmes », « vital pour mieux saisir les évolutions du monde contemporain ».

Le désenchantement de l’internet

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie de l’Ifri et spécialiste des questions liées au numérique et au cyber, propose une analyse de l’ouvrage de Romain Badouard, Le désenchantement de l’internet. Désinformation, rumeur, propagande  (FYP Éditions, 2017, 184 pages).

En vogue, la théorie du « désenchantement » (des classes moyennes, des jeunes, etc.) n’épargne pas l’internet. Romain Badouard met en évidence la « fin de l’innocence » en soulignant le décalage entre certains des idéaux fondateurs qui ont prévalu à la création du réseau (créer un espace public démocratique horizontal et autorégulé) et la réalité de ses usages.

Perçu il y a à peine sept ans, pendant les révolutions arabes, comme un outil au service de l’émancipation, l’internet nous dévoile sa face sombre. Le discours public charrie ses travers : harcèlement en ligne, discours de haine et de radicalisation, propagande, désinformation.

Why Latin American Nations Fail

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Sebastian Nieto-Parra propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Esteban Pérez Caldentey et Matias Vernengo, Why Latin American Nations Fails: Development Strategies in the Twenty-First Century (University of California Press, 2017, 240 pages).

En reprenant le titre de Daron Acemoglu et James Robinson (2012), Why Nations Fail, ce livre s’intéresse au rôle que jouent les institutions pour soutenir le développement en Amérique latine. Le point de départ de cet ouvrage est de montrer que les moteurs clés de la croissance économique vont au-delà du caractère néoclassique d’une fonction de production composée des facteurs travail, capital et du changement technologique. Dans ce contexte-là, les institutions sont souvent liées uniquement à la réduction des coûts de transaction. Ce livre insiste sur le fait que la spécialisation soutenue de la production des matières premières, depuis l’époque coloniale, a joué un rôle clé dans l’évolution des institutions. Pour accomplir avec succès un développement économique, il est donc nécessaire d’établir un nouveau cadre institutionnel qui soutienne un changement du modèle de production dans la région.

Un populisme à l’italienne ?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Laurent Marchand, journaliste chez Ouest France, propose une analyse de l’ouvrage de Jérémy Dousson, Un populisme à l’italienne ? Comprendre le Mouvement 5 étoiles (Les Petits Matins, 2018, 208 pages).

C’est le grand vainqueur des élections du 4 mars 2018. Un Italien sur trois a voté pour le logo aux cinq étoiles. Et pourtant, ce mouvement, né en 2009, est largement méconnu hors d’Italie.

Avec quelques rappels utiles aux non-initiés des arcanes de la politique italienne, Jérémy Dousson revient sur la genèse de ce mouvement qui avait déjà conquis huit millions d’électeurs en 2013, avec son cri primordial de 2007, le « Vaffanculo Day », ses parentés initiales avec la gauche, sa radicalité antisystème, son agenda « progressiste sur le plan social » et « hétérodoxe sur le plan économique ».

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