Catégorie : Revue des livres Page 198 of 286

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Dr. Saoud et Mr. Djihad

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Conesa, Dr. Saoud et Mr. Djihad. La diplomatie religieuse de l’Arabie Saoudite (Robert Laffont, 2016, 304 pages).

Dr. Saoud et Mr. Djihad

Le livre de Pierre Conesa aborde le sujet, peu traité en France, de la diplomatie religieuse de l’Arabie Saoudite. Sa thèse s’affiche sur la couverture, où derrière le drapeau saoudien apparaît en ombre portée celui de l’État islamique (EI) : l’Arabie Saoudite, « régime théocratico-tribal » est responsable du développement des groupes djihadistes dont elle promeut l’idéologie. Elle contribue à la « salafisation du monde » à travers une diplomatie religieuse très active et bénéficiant d’une « manne illimitée ». Cette politique résulte du « pacte du Nedj » conclu en 1744 entre la famille des Saoud et celle d’Abd Al-Wahhab, imam prônant un « islam vrai », prêché par les salafs, les compagnons du prophète. Ce pacte reste valide, la famille Al-Shaikh, qui descend d’Abd Al-Wahhab, occupant une place éminente dans l’Arabie Saoudite contemporaine.

Entreprenante Afrique

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Clélie Nallet propose une analyse de l’ouvrage de Jean-Michel Severino et Jérémy Hajdenberg, Entreprenante Afrique (Odile Jacob, 2016, 288 pages).

Entreprenante Afrique

Cet ouvrage explore une dynamique entrepreneuriale africaine peu connue, celle des petites et moyennes entreprises (PME) formelles. Jean-Michel Severino et Jérémy Hajdenberg – à la direction d’un fonds d’investissement dédié aux PME africaines – offrent un regard de praticiens expérimentés, nourri d’une riche connaissance des terrains africains. L’approche est empirique, et le sujet novateur.

The India-US Partnership: $1 Trillion by 2030

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Nish Acharya, The India-US Partnership: $1 Trillion by 2030 (Oxford University Press, 2016, 234 pages).

L’ouvrage de Nish Acharya, président de Citizence (entreprise de consulting international), est un plaidoyer pour l’approfondissement des relations économiques indo-américaines. Aujourd’hui, l’Inde n’est que le onzième partenaire commercial des États-Unis, alors que ceux-ci sont son premier client et son cinquième fournisseur. L’objectif affiché est ambitieux : passer, en 15 ans, de 120 milliards à 1 000 milliards de dollars d’échanges commerciaux et d’investissements entre les deux plus grandes démocraties du monde. Les moyens à mettre en œuvre sont nombreux et présentés dans les quatre chapitres du livre. Pour étayer son point de vue, l’auteur s’appuie sur 30 études de cas et 62 interviews de personnalités indiennes du monde académique et économique.

Danser sur un volcan. Espoirs et risques du XXIe siècle

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Yannick Prost propose une analyse de l’ouvrage de Nicolas Baverez, Danser sur un volcan. Espoirs et risques du XXIe siècle (Albin Michel, 2016, 248 pages).

Danser sur un volcan

Le dernier ouvrage de Nicolas Baverez offre un morceau de bravoure, qui consiste à essayer d’expliquer simultanément les transformations du capitalisme, le retour des conflits et la relation entre les deux. Le terme de disruption pourrait résumer le nouveau siècle : une série d’événements très peu probables mais dont l’effet de propagation et de dommage « génère une incertitude radicale ». Nicolas Baverez est surtout connu pour ses positions déclinistes, qui fustigent habituellement l’excès de dépenses publiques, l’incapacité de la France à réformer son économie, l’immobilisme social, etc. L’ouvrage leur est fidèle, mais il nuance le propos et élargit son diagnostic au reste de l’Occident. Le capitalisme connaît une évolution majeure qui met à mal les États développés : la révolution numérique non seulement permet de contourner les frontières et rend obsolète le système fiscal sur lequel repose l’État providence, mais elle profite d’abord à quelques oligopoles américains.

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