Catégorie : Revue des livres Page 24 of 281

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Histoire mondiale des relations internationales de 1900 à nos jours

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2024 de Politique étrangère (n° 3/2024). Laurence Badel propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Pierre Grosser, Histoire mondiale des relations internationales de 1900 à nos jours (Bouquins, 2024, 1248 pages).

Fruit de la réflexion d’une équipe d’historiens et de politologues travaillant au Canada et en France, cet ouvrage est la première tentative ambitieuse de renouvellement de l’écriture de l’histoire des relations internationales contemporaines, appliquée à un long XXe siècle. Le découpage décennal conçu par Pierre Grosser s’émancipe à la fois de l’approche événementielle de l’Histoire diplomatique de 1919 à nos jours, encore rééditée par Jean-Baptiste Duroselle en 1993, et de l’approche chrono-thématique propre à de nombreux autres ouvrages comme le livre coordonné en 2003 par Antony Best, Jussi Hanhimäki, Joseph A. Maiolo et Kirsten E. Schulze, International History of the Twentieth Century and Beyond.

À la solde de Moscou

La recension de ces quatre ouvrages a été publiée dans le numéro d’automne 2024 de Politique étrangère (n° 3/2024). Frédéric Charillon propose une analyse croisée de l’ouvrage de : Vincent Jauvert, À la solde de Moscou (Seuil, 2024) ; Elsa Vidal, La Fascination russe (Robert Laffont, 2024) ; Élisabeth Sieca-Kozlowski, Poutine dans le texte (CNRS Éditions, 2024) ; Nicolas Tenzer, Notre guerre. Le crime et l’oubli : pour une pensée stratégique (L’Observatoire, 2024).

La Russie fascine, surtout en France. Avec des raisons valables : à partir d’un pays meurtri par les pertes territoriales et démographiques de 1991 (par rapport à l’ex-URSS, la Fédération de Russie a perdu près 50 % de sa population et 25 % de son territoire), Vladimir Poutine est parvenu, depuis son accession au pouvoir en 2000, à replacer Moscou au cœur de la géopolitique mondiale en dépit de nombreuses limites. Probablement au détriment de sa propre population, et pas de la meilleure manière qui soit : par la déstabilisation plus que par un modèle de réussite.

Israël, le piège de l’histoire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2024 de Politique étrangère (n° 2/2024). Denis Bauchard propose une analyse de l’ouvrage de Gérard Araud, Israël, le piège de l’histoire (Tallandier, 2024, 208 pages).

Ce nouvel ouvrage, nourri d’une longue expérience diplomatique aux États-Unis et en Israël, nous donne un tableau sans concession tant de la politique israélienne qu’américaine.

Fustigeant les « certitudes obsessionnelles » des Israéliens, soulignant la « fusion mortifère de la religion et d’un nationalisme » et qualifiant le gouvernement de Benjamin Netanyahou de « fasciste », l’auteur estime que l’échec des négociations menées par Barak en 2001 et Olmert en 2008 relevait essentiellement de la responsabilité israélienne.

État secret, État clandestin

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2024 de Politique étrangère (n° 2/2024). Marc Hecker, directeur adjoint de l’Ifri et rédacteur en chef de la revue Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Sébastien-Yves Laurent, État secret, État clandestin : essai sur la transparence démocratique (Gallimard, 2024, 360 pages).

Sébastien-Yves Laurent, professeur à l’université de Bordeaux, co-dirige à Sciences Po un séminaire de recherche dédié au renseignement et aux sociétés démocratiques. Son nouveau livre est présenté comme « l’aboutissement de vingt-cinq années de recherches [sur le] couple singulier que forment l’État et le secret aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne ». Autant dire que résumer une telle somme en quelques lignes est une gageure.

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