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Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2023 de Politique étrangère (n° 2/2023). François Gaulme propose une analyse de l’ouvrage de Fred Constant, Géopolitique des Outre–Mer. Entre déclassement et (re)valorisation (Le Cavalier Bleu, 2023, 208 pages).

Après la Géopolitique des îles de Marie Redon en 2019, les éditions Le Cavalier Bleu publient dans la même collection de petits ouvrages synthétiques sur la « géopolitique » un livre recoupant en partie la problématique des territoires insulaires dans le monde. Le politologue Fred Constant, professeur à l’université des Antilles, aborde ce thème, qu’il qualifie avec justesse d’« angle mort de la géopolitique où ils n’apparaissent que furtivement », avec quelque 80 territoires de tailles et de situations géographiques très variables, du Groenland à l’île de Pâques. Ils possèdent le caractère commun d’être des « outre-mer », aux institutions et aux statuts très divers, mais à la souveraineté toujours partielle et dépendant sur des modes divers d’une métropole ou d’une fédération plus ou moins lointaine. Ce que certains contesteront : l’auteur va jusqu’à intégrer dans cet ensemble le 51e État américain, Hawaï, aussi bien que Hong Kong pour la Chine.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2023 de Politique étrangère (n° 2/2023). Marianne Péron-Doise propose une analyse croisée des ouvrages d’Isabelle Saint-Mézard, Géopolitique de l’Indo-Pacifique, (Presses universitaires de France, 2022, 216 pages) et de Srabani Roy Choudhury (dir.), The Indo-Pacific Theatre: Strategic Visions and Frameworks (Routledge, 2022, 282 pages).

L’Indo-Pacifique est devenu en quelques années un cadre d’analyse de référence pour nombre de stratèges, chercheurs et praticiens des relations internationales en Asie. Les documents institutionnels émanant de ministères des Affaires étrangères ou de la Défense abondent désormais tout autant que les travaux de recherche scientifiques sur le sujet. Pour autant, le décalage est flagrant entre le nombre et la fréquence des publications émanant de chercheurs asiatiques, notamment indiens, anglo-saxons et européens. Sur ce dernier point, on ne manquera pas de s’étonner que la communauté scientifique française ne se soit pas mobilisée davantage et plus tôt sur un concept auquel les cercles dirigeants du pays se sont ralliés avec empressement, suscitant même l’adhésion de l’Union européenne (UE) et de partenaires majeurs comme l’Allemagne et les Pays-Bas.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2023 de Politique étrangère (n° 2/2023). Laure de Roucy-Rochegonde propose une analyse de l’ouvrage d’Étienne Dignat, La rançon de la terreur : Gouverner le marché des otages (Presses universitaires de France, 2023, 448 pages).

« Le rituel est connu, répété, cruel » annonce Étienne Dignat en prologue d’un ouvrage issu de sa thèse de doctorat. Ce rituel est celui, terrible, de l’enlèvement d’hommes et de femmes par des organisations désignées comme terroristes. C’est sur les réponses apportées par les États occidentaux aux demandes de rançons suivant ces prises d’otages que se penche le jeune docteur en science politique de Sciences Po Paris.
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