La finance autoritaire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Vincent Piolet propose une analyse de l’ouvrage de Marlène Benquet et Théo Bourgeron, La finance autoritaire. Vers la fin du néolibéralisme (Raison d’agir, 2021, 168 pages).

Lorsque David Cameron annonce en 2013 un référendum sur la sortie ou le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, c’est un coup de tonnerre dans l’économie britannique. Une grande majorité du patronat – dont la puissante City of London Corporation qui gère la finance londonienne – ne veut surtout pas sortir d’une union économique et politique dont elle tire profit. Empêtré dans des calculs visant les faveurs de l’aile la plus à droite de l’échiquier politique, David Cameron tente pourtant le coup, certain que le camp du Remain l’emportera. La suite est connue. Les auteurs de cet ouvrage, Marlène Benquet et Théo Bourgeron, respectivement chargée de recherche au CNRS ainsi qu’à l’université Paris Dauphine, et chercheur à l’université Paris Nanterre et à l’University College de Dublin, s’attellent à décrire, dans ce contexte, le coup de force de la finance dite autoritaire.

[CITATION] L’Union européenne, entre fragmentation et consolidation

Accédez à l’article de Maxime Lefebvre ici.

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The Changing of the Guard

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Simon Akam, The Changing of the Guard: The British Army since 9/11 (Scribe, 2021, 704 pages).

Plusieurs auteurs se sont déjà penchés sur les échecs militaires britanniques en Afghanistan et en Irak, comme Frank Ledwidge dans Losing Small Wars et Investment in Blood ou plus récemment Ben Barry dans Blood, Metal and Dust. Dans ce volumineux et brillant essai, le journaliste britannique Simon Akam se concentre sur le rôle de la culture de l’armée britannique dans ces échecs.

Géopolitiques de la culture

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Antoine Pecqueur propose une analyse de l’ouvrage de Bruno Nassim Aboudrar, François Mairesse et Laurent Martin, Géopolitiques de la culture. L’artiste, le diplomate et l’entrepreneur (Armand Colin, 2021, 320 pages).

Après une pause forcée pendant plusieurs mois du fait de la crise sanitaire, le secteur culturel se relance, au cœur d’enjeux géopolitiques et géoéconomiques. Forte du succès de Squid Game, la Corée du Sud affirme sa puissance en matière d’industries culturelles. Et la France cherche à améliorer son lien avec les pays africains en lançant le processus de restitution d’œuvres d’art pillées pendant la colonisation ; vingt-six statuettes viennent ainsi d’être rendues au Bénin. Deux exemples qui montrent que la culture est loin d’être anecdotique dans les relations internationales. Le sujet n’ayant été que peu étudié, on ne peut que se réjouir de la publication de cet ouvrage signé de trois professeurs de Sorbonne-Nouvelle, au titre qui interpelle par son choix de mettre le terme géopolitique au pluriel.

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