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Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2021 de Politique étrangère (n° 3/2021). Sina Schlimmer, chercheuse au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Anders Ese et Kristin Ese, The City Makers of Nairobi: An African Urban History (Routledge, 2020, 216 pages).

Anders et Kirstin Ese réexaminent ici l’histoire coloniale de Nairobi, leur riche analyse socio-historique de la capitale kenyane allant de 1899 à 1961 – de la création de Nairobi en tant que dépôt de matériel de construction du chemin de fer destiné à relier Mombasa à l’Ouganda, à l’indépendance du pays.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2021 de Politique étrangère (n° 3/2021). Hans Stark, conseiller pour le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Élie Cohen et Richard Robert, La valse européenne. Les trois temps de la crise (Fayard, 2021, 480 pages).

Élie Cohen, économiste et directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et Richard Robert, éditeur du think tank Telos, livrent une analyse globale, fine et extrêmement détaillée de la « polycrise » que traverse l’Union européenne (UE) depuis maintenant plus de dix ans. L’ouvrage est structuré en quatre parties. La première traite des crises « en cours » : celle du Covid-19 et la réponse financière apportée dans la douleur fin 2020 par les États membres via le fonds pour la relance, les crises extérieures de 2013-2018 – le conflit russo-ukrainien et la crise migratoire –, puis la crise du multilatéralisme des années 2016-2020 avec le binôme « Trump-Brexit ».
Auteur de l’article « Americans First : la géopolitique de l’administration Biden » paru dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2021), Pierre Melandri, historien et ancien professeur des universités à Sciences Po, répond à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) En quoi le message « Americans First » de Biden est-il différent du slogan « America First » de Trump ?
La différence reste subtile parce que, depuis les années Obama, les forces profondes pesant sur la politique étrangère des États-Unis demeurent les mêmes : d’abord, la lassitude des Américains face aux « guerres sans fin » ; ensuite, l’inquiétude croissante face à la montée de la Chine en puissance ; enfin et surtout, la volonté d’une large partie de la population de voir le pays arrêter de consacrer des ressources démesurées à la préservation d’un ordre international ne servant, à ses yeux, qu’un groupe étroit d’intérêts.
Mais si Obama s’est contenté d’adapter la politique étrangère américaine à ces nouvelles réalités, Trump a choisi de remettre radicalement en cause les trois piliers sur lesquels depuis 1947-1949 elle avait reposé : une ouverture internationale des marchés qui, selon lui, avait nui aux entreprises américaines et à leurs salariés ; un système multilatéral d’alliances qui, à l’écouter, avait permis aux partenaires des États-Unis d’exploiter sans vergogne ces derniers ; un attachement, au moins rhétorique, aux valeurs démocratiques auquel il reprochait d’avoir lié les mains de l’Amérique.
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