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Le 21 décembre dernier, François Nordmann a publié pour Le Temps un article consacré à la diplomatie suisse. Il y cite l’article de Martin Briens et de Thomas Gomart, « Comment préparer 2050 ? De la ‘prévoyance’ à la ‘grande stratégie’ », publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021).
La diplomatie – la défense des intérêts de souveraineté d’un État par la négociation – a depuis longtemps débordé le champ traditionnel de la géopolitique ou du droit international. Elle s’est d’abord élargie à la sphère économique. C’est le premier des grands sujets thématiques dans lesquels la Suisse excelle. Parmi les principales lignes de transformation du système international qu’identifient Thomas Gomart et Martin Briens dans la revue Politique étrangère figurent les contraintes environnementales – avant tout, le dérèglement climatique, objet à la fois de coopération internationale et de compétition interétatique, ainsi que l’accélération technologique et le numérique.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Stéphane Taillat propose une analyse de l’ouvrage de Mark Corcoral, Cyber-attaques : l’Amérique désigne ses ennemis (L’Harmattan, 2021, 200 pages).

Dans les discours politiques et médiatiques sur les cyberattaques, l’attribution publique – l’imputation officielle de l’opération – reste perçue comme source de dilemme en raison des difficultés techniques de la preuve. On observe pourtant une tendance croissante de certains gouvernements à franchir le pas. Depuis 2014, les États-Unis semblent avoir fait de cette attribution publique la pierre angulaire de leur réponse aux cyberattaques, jusqu’à susciter parfois un mouvement collectif en ce sens, il est vrai dans le cadre de leurs alliances et partenariats stratégiques.
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