Politique étrangère allemande: entre multilatéralisme et Germany First

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro d’automne 2021 de Politique étrangère (n° 3/2021) – disponible en librairies dès demain ! – que vous avez choisi d'(é)lire : « Politique étrangère allemande : entre multilatéralisme et Germany First », écrit par Hans Stark, professeur de civilisation allemande contemporaine à la Sorbonne Université et conseiller pour les relations franco-allemandes à l’Ifri.

Critiquée en 2010 pour son attitude « peu coopérative » dans la crise économique et financière, en 2011 pour son abstention au Conseil de sécurité sur l’intervention en Libye, en 2013 quand la chancelière refuse d’approuver une éventuelle intervention américaine en Syrie, l’Allemagne finit par revoir en profondeur sa politique étrangère. En 2014, le « Consensus de Munich » annonce la volonté d’assumer plus de responsabilités sur la scène internationale. En février 2015, la ministre de la Défense confirme à la Conférence de sécurité de Munich que l’Allemagne est prête à assumer un Leadership from the Center et le ministre des Affaires étrangères Steinmeier, ce même mois à Washington, qualifie l’Allemagne de Chief Facilitating Officer : intermédiaire principal en Europe. Le « Consensus de Munich » est un faux-semblant : la Bundeswehr est sous-financée depuis l’unification et les deux-tiers des Allemands s’opposent à la participation allemande à des opérations extérieures. Mais Berlin persiste et signe. En 2019, l’Allemagne prend le commandement de la Force à haut niveau de préparation de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (VJTF). Elle affiche une présence de près de 1 000 soldats allemands au Mali, engagés dans les opérations MINUSMA et EUTM – hors opérations de combat –, ainsi que dans le règlement de la crise libyenne avec deux conférences organisées à Berlin en 2020 et 2021. Contre le trumpisme, le gouvernement fédéral lance avec la France en avril 2019 l’Alliance pour le multilatéralisme, réseau informel d’une vingtaine d’États des cinq continents, et publie en mai 2021 un Livre blanc consacré au multilatéralisme au XXIe siècle.

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Le prochain numéro de Politique étrangère (n° 3/2021) fait sa rentrée des classes dans une semaine ! En attendant le 7 septembre, votez parmi ces trois articles pour celui que vous souhaitez lire en exclusivité !

Parmi ces 3 articles à paraître dans PE 3/2021, lequel aimeriez-vous lire librement sur politique-etrangere.com ?

  • « Climat et commerce international : le choc des puissances » de Carole Mathieu (32%, 15 Votes)
  • « Politique étrangère allemande : entre multilatéralisme et Germany First » de Hans Stark (45%, 21 Votes)
  • « Vers la fin de vingt ans de guerre contre le terrorisme ? » de Élie Tenenbaum (23%, 11 Votes)

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Germany from Peace to Power?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). Hans Stark propose une analyse de l’ouvrage de James D. Bindenagel, Germany from Peace to Power? Can Germany Lead in Europe without Dominating? (Bonn University Press, 2020, 224 pages).

Ancien ambassadeur américain en Allemagne, James D. Bindenagel consacre une étude riche et documentée à la transformation de la politique étrangère de l’Allemagne depuis son unification. Si le sous-titre de l’ouvrage suggère que l’idée d’une domination allemande en Europe est intégrée aux hypothèses de l’auteur, ce dernier écarte cette perspective en se focalisant sur les aspects positifs du rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde – sans pour autant s’abstenir d’approche critique.

Geospatial Intelligence

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). Hugo Le Picard, chercheur au Centre Energie & Climat de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Robert M. Clark, Geospatial Intelligence: Origins and Evolution (Georgetown University Press, 2020, 368 pages).

Robert M. Clark a à son actif une carrière de plus de cinquante ans dans le milieu du renseignement américain. Ancien lieutenant-colonel de l’US Air Force (USAF), il a été chef de groupe responsable du développement de nouvelles techniques analytiques à la Central Intelligence Agency (CIA). Ingénieur de formation, Robert M. Clark est passé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et a fait sa thèse de doctorat en génie électrique à l’université de l’Illinois.

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