Mon enfant se radicalise

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère et directeur des publications de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Vincent de Gaulejac et Isabelle Seret, Mon enfant se radicalise. Des familles de djihadistes et des jeunes témoignent (Odile Jacob, 2018, 288 pages).

Vincent de Gaulejac, professeur émérite à l’université Paris-Diderot, préside le Réseau international de sociologie clinique. Dans un article paru en 2014[1], il définit cette discipline comme « l’analyse des processus sociopsychiques qui caractérisent les relations complexes et intimes entre l’être de l’homme et l’être de la société ». Voilà qui paraît abscons aux non-initiés mais qui devient plus clair à la lecture de son nouvel ouvrage.

Irak, Libye, Soudan : efficacité des sanctions ?

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « Irak, Libye, Soudan : efficacité des sanctions ? » a été écrit par Tim Niblock, à l’époque directeur de l’Institut d’études arabes et islamiques à l’université d’Exeter, dans le numéro 1/2000 de Politique étrangère.

Les années 90 ont été marquées par la tendance accrue des principales puissances occidentales à intervenir plus activement que par le passé dans les affaires des autres États. Cette tendance s’est concrétisée à différents niveaux : engagement militaire (avec notamment un très lourd déploiement dans le Golfe au cours des dernières années), pressions en vue de la libéralisation des économies exercées principalement à travers ou conjointement avec le Fonds monétaire international (FMI), soutien actif aux groupes se réclamant des droits de l’homme et œuvrant pour la démocratisation de leur pays et, enfin, imposition de sanctions économiques (aussi bien unilatéralement que dans le cadre des Nations unies).

No Place for Russia

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Barbara Kunz propose une analyse de l’ouvrage de William H. Hill, No Place for Russia: European Security Institutions since 1989 (Columbia University Press, 2018, 536 pages).

William H. Hill, ancien diplomate américain et fin connaisseur de la Russie, décrit l’émergence de l’architecture de sécurité européenne post-guerre froide et la place qu’y occupe la Russie. L’auteur retrace l’évolution des institutions de cette architecture – Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Union européenne (UE), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) – et les approches des principaux acteurs étatiques, notamment États-Unis, Russie et pays de l’UE. Constatant dès le départ qu’aucun de ces acteurs n’a su définir le rôle et la place de la Russie dans l’architecture européenne ou euro-atlantique, il cherche à en comprendre les raisons et à décrire les étapes qui ont mené à la situation conflictuelle d’aujourd’hui.

Terres, pouvoirs et conflits

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Philippe Chalmin propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Blanc, Terres, pouvoirs et conflits. Une agro-histoire du monde (Presses de Sciences Po, 2018, 384 pages).

La plupart des ouvrages traitant des questions agricoles s’attachent à l’analyse des politiques, du Farm Bill à la Politique agricole commune (PAC), ignorant souvent la question fondamentale du foncier. Certes, les économistes du développement se sont intéressés aux « réformes agraires » mais en les traitant en général comme un simple chapitre des périodes de décolonisation et de révolutions.

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