« L’Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires » : 3 questions à Chloé Berger

Auteur de l’article « L’Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires » paru dans le numéro de printemps de Politique étrangère (1/2018), Chloé Berger, docteur en science politique rattachée à la faculté du Moyen-Orient au Collège de Défense de l’OTAN à Rome, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1/ À quelques jours du scrutin pour l’élection présidentielle en Égypte (26-28 mars), la réélection du général Sissi semble jouée d’avance. Une surprise est-elle possible ?

Les expatriés égyptiens ont commencé à voter le week-end dernier et le reste de l’Égypte est appelé à se rendre aux urnes à la fin de la semaine. Le président Abdel Fattah Al-Sissi devrait être réélu sans surprise car le régime n’a pas hésité à déployer l’ensemble des moyens coercitifs et de propagande à sa disposition pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de transition. Les candidatures potentielles, même émanant de l’armée, ont été « découragées » : l’ancien chef d’état-major Sami Annan et Ahmed Chafik ont retiré leurs candidatures, de même qu’Anwar Al-Sadat, le neveu de l’ancien président, ou encore l’avocat Khaled Ali, connu pour son engagement en faveur des droits de l’homme. Les activités du parti « Pour une Égypte forte » d’Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont été suspendues après l’arrestation de ce dernier. Bref, les appareils sécuritaires et judiciaires ont largement usé de leurs moyens pour prévenir toute concurrence et faire taire les voix discordantes.

L’assujettissement des nations

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Mathias Audit propose une analyse de l’ouvrage de Renaud Beauchard, L’assujettissement des nations. Controverse autour du règlement des différends entre États et investisseurs (Éditions Charles Léopold Mayer, 2017, 172 pages).

Cet ouvrage, qui devrait éclairer les lecteurs souhaitant comprendre les procédures d’arbitrage entre États et investisseurs étrangers et les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce domaine bien particulier, est rédigé en termes clairs, et son propos est éminemment didactique. Il arrive à point nommé puisque ce mode de règlement des litiges a quitté le monde discret et restreint des spécialistes et des revues juridiques dédiées, pour le débat public. On sait que depuis la négociation du projet de traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (TAFTA), l’ISDS en anglais (Investor-State Dispute Settlement) ou le RDIE en français (Règlement des différends relatifs aux investissements étrangers) fait l’objet d’échanges souvent très polémiques, lesquels ont été exacerbés par la ratification du même type de traité entre, cette fois-ci, le Canada et l’Europe (CETA).

La guerre froide. Eisenhower et Khrouchtchev vis-à-vis

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez désormais « l’archive de la semaine ».

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L’article « La guerre froide. Eisenhower et Khrouchtchev vis-à-vis » a été écrit sous pseudonyme et publié dans le numéro 1/1959 de Politique étrangère.

Tant que dure la guerre froide, c’est dans le secteur de la technique et dans celui de l’économie que mesurent leurs forces les États-Unis groupant le monde libre et l’Union Soviétique enrégimentant les états satellites. Essayons de suivre les vicissitudes de cette rivalité.

« La reprise en main de la société n’est pas seulement sécuritaire… »

> > Retrouvez en libre lecture l’article dont est extraite cette citation : « L’Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires », écrit par Chloé Berger dans le numéro de printemps 2018 de Politique étrangère. < <

 

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