Japan’s Security Renaissance

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Céline Pajon, chercheur au Centre Asie de l’Ifri et spécialiste du Japon, propose une analyse de l’ouvrage d’Andrew L. Oros, Japan’s Security Renaissance: New Policies and Politics for the Twenty-First Century (Columbia University Press, 2017, 272 pages).

Le nouvel ouvrage d’Andrew Oros, spécialiste de la politique de défense nippone à l’université de Washington, approfondit et actualise son travail de référence sur l’articulation entre identité nationale et politique de sécurité au Japon (Normalizing Japan: Politics, Identity and the Evolution of Security Practice, Stanford University Press, 2008). Établissant un parallèle discutable avec la renaissance européenne, il affirme que la politique de défense japonaise est entrée dans une nouvelle ère, celle d’une expansion résolue, basée sur un consensus politique large et justifiée par un environnement sécuritaire de plus en plus menaçant. Elle serait toutefois limitée par trois pesanteurs fortes : une mémoire de la guerre contestée, un antimilitarisme fortement enraciné, et une relation étroite et asymétrique avec l’allié américain.

Face aux interrogations les plus sombres du début 2018

Le blog Reflets du Temps, qui consacre une large place aux questions internationales, a publié le 20 janvier un article mettant à l’honneur le numéro d’hiver (n° 4/2017) de Politique étrangère : « L’Irak après Daech ».

La revue Hiver 2017-2018 nous guide comme toujours, via ce « savant » qu’on comprend facilement, dans plusieurs chemins pouvant s’inscrire comme un « faire le point » sur les inquiétudes majeures, nous guettant en ce début 2018.

Nous avons du coup lu la revue un peu différemment de notre façon habituelle, utilisant certes le dossier phare (L’Irak après Daech) et certains points du dossier second (Trump, une rupture de l’ordre mondial ?), mais approfondissant aussi deux forts articles de la partie Actualités, chacun comprendra pourquoi : Yémen, imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire ; et Corée du Nord/États-Unis : jusqu’où ira la confrontation ?

Antoine Bondaz éclaire – et c’est difficile de poser des jalons sur l’incertitude, les contradictions, les rebondissements d’une telle situation – la question que tout un chacun se pose en ce début d’année : la confrontation Corée du Nord/États-Unis, avec dès le titre le mot-clef de la problématique – jusqu’où.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un, la militarisation à marche forcée appuyée sur un très fort développement de l’arsenal nucléaire, et des capacités balistiques l’accompagnant, ne font plus aucun doute ; pas plus que l’escalade verbale foncièrement menaçante de D. Trump. Le face à face s’incarne aussi du reste dans ces deux personnalités – particulières – et dans les échos spécifiques sur leur population-public. L’article a le mérite de reposer la chronologie de la confrontation, et de souligner – certes, seulement hic et nunc dans cette géopolitique changeante – les stratégies possibles, les objectifs probables, les hypothèses de « solutions » se dessinant. Ainsi, ce sont d’armes sécuritaires, certes, dont il est question pour la Corée avec cette hausse (et ce perfectionnement) de son arsenal nucléaire, mais bien autant d’armes identitaires répondant à des champs politiques tournés vers la population. Outil « indispensable au juche » recherche de l’indépendance politique, « s’opposant au sadae » ayant défini par le passé la dépendance par rapport à l’empire Chinois. Contrairement à nos représentions occidentales, la RPDC aligne certaines réussites économiques notamment en croissance, sous l’égide d’une réelle autorité du dictateur dirigeant. Si les USA veulent à terme contraindre les Coréens à la dénucléarisation, à l’instar de la communauté internationale – ce qui passe par la table des négociations – il faudrait mesurer et trier dans les sanctions à l’œuvre actuellement, et ne jamais négliger la Chine, ni comme acteur de futures négociations, ni même comme inhérente à tous les concepts sur la confrontation (principal client de 90% des exportations nord-coréennes). Quant à l’éventualité de ripostes militaires dont des frappes nucléaires, l’article montre combien ce serait d’un coût considérable, notamment humain, et d’un résultat plus qu’incertain… […]

Pour lire l’article en entier, cliquez ici.

S’abonner à Politique étrangère.

Les Français en guerres de 1870 à nos jours

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Matthieu Chillaud propose une analyse de l’ouvrage de François Cochet, Les Français en guerres de 1870 à nos jours (Perrin, 2017, 456 pages).

Bien connu pour ses nombreux travaux sur l’expérience combattante ainsi que sur la captivité et la mémoire des guerres, François Cochet, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine jusqu’à 2017, appartenait au très petit nombre d’historiens militaires français qui professaient dans le milieu universitaire. Véritable legs aux nouvelles générations pour qui l’histoire militaire – et notamment l’histoire-bataille, centrée sous la conduite des opérations tactiques et stratégiques – n’est plus ni boudée, ni discréditée dans l’alma mater comme elle le fut longtemps, cet ouvrage se présente, dans une profondeur historique (de la guerre de 1870 à nos jours), comme une synthèse remarquable de la culture de guerre de la France.

Obama: The Call of History

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Maya Kandel propose une analyse croisée des ouvrages de Peter Baker, Obama: The Call of History (Abrams, 2017, 320 pages) et de Michael d’Antonio, A Consequential President: The Legacy of Barack Obama (Thomas Dunne Books/St Martin’s Press, 2017, 320 pages).

Parmi les livres déjà parus sur la présidence de Barack Obama, et en attendant les mémoires du principal intéressé, un livre se distingue particulièrement : celui de Peter Baker, chronique illustrée des huit années d’Obama à la Maison-Blanche, par un observateur de première ligne puisque Baker fut le correspondant du New York Times à la Maison-Blanche. C’est également un « beau livre », avec son grand format et les photos de Pete Souza (entre autres). C’est enfin une référence grâce à sa chronologie détaillée et son index très complet. Baker livre un récit chronologique, articulé autour des principales étapes de la présidence Obama, ainsi que de portraits plus personnels de la famille et de l’entourage (Joe Biden) du président.

Page 392 of 605

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén