Les grandes lignes de la politique étrangère de la France

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Cet article, écrit par le journaliste allemand Ernst Weisenfeld, a été publié dans le numéro de printemps 1975 (n° 1/1975). Analysant les principaux événements depuis la Seconde Guerre mondiale, l’auteur s’efforce de définir les réactions que suscite à l’extérieur la politique étrangère française. Bien que celle-ci continue à être fortement influencée par les options fondamentales du gaullisme, on constate une certaine réorientation, notamment en ce qui concerne les rapports avec les États-Unis, et le souci d’adapter la diplomatie de la France à ses possibilités réelles.

« L’élection du nouveau président de la République et certains gestes qui ont accompagné ce changement, ont été interprétés avec raison comme les signes d’un réajustement de la politique étrangère française. Bien que l’échec indéniable du candidat gaulliste n’ait pas été lié à des problèmes de politique étrangère, il a cependant montré que dans de très larges couches électorales une « certaine idée de la France » trouvait moins d’échos qu’auparavant. Les changements intervenus dans la diplomatie française restent en-deçà de ce que beaucoup attendaient, ce qui explique la déception qui s’est manifestée ici et là. Une telle déception aurait pu être évitée si l’on s’était rendu compte à temps des quelques données fondamentales, des contraintes intérieures et des intérêts de base qui déterminent l’action internationale de la France.

Je vais essayer d’analyser ces facteurs essentiels.

Guerre, armée et communication

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Éric Letonturier, Guerre, armée et communication (CNRS Éditions, 2017, 216 pages).

Cet ouvrage collectif se concentre plus particulièrement sur l’impact de la révolution numérique et des réseaux sociaux sur l’institution militaire et le fait guerrier. Il n’est pas possible de revenir ici sur toutes les contributions. Nous en évoquerons quelques-unes, parmi les plus marquantes.

André Thiéblemont, dans une partie particulièrement intéressante pour les non-initiés, s’intéresse aux phénomènes de communication en zone de combat. Il explique notamment l’enjeu que représente la transmission des ordres. Cette transmission se voit bouleversée au moment où les réseaux numériques permettent de passer d’un système strictement pyramidal à une diffusion horizontale.

Fighting for Status: Hierarchy and Conflict in World Politics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Jonathan Renshon, Fighting for Status: Hierarchy and Conflict in World Politics (Princeton University Press, 2017, 328 pages).

Jonathan Renshon s’attache à préciser les contours, à analyser la dynamique de la notion de statut en matière de relations internationales, avec un solide travail de recherche faisant appel à des lectures exhaustives et à des études expérimentales, menées sur des sujets de choix. À la différence des échantillons classiques, le pool d’expérimentation testé par Renshon comprend en effet des responsables politiques et militaires conduits à suivre les cours de la Kennedy School of Governement de Harvard. Ce qui justifie un examen minutieux des résultats consignés au chapitre 3 de l’ouvrage, qui traite entre autres des facteurs d’exacerbation des préoccupations statutaires.

Drone de guerre

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Olivier Louis propose une analyse de l’ouvrage de Guillaume Lavallée, Drone de guerre. Visages du Pakistan dans la tourmente (Les éditions du Boréal, 2017, 208 pages).

Le sous-titre décrit bien le contenu du livre. L’auteur a sélectionné un certain nombre de personnalités représentatives pour des interviews approfondies. Les personnes interrogées viennent des quatre provinces du Pakistan : le Khyber Pakhtunkhwa, le Panjab, le Baloutchistan et le Sindh, et les interviews, en général passionnantes, éclairent d’une lumière sombre des aspects souvent méconnus des multiples crises que traverse ce pays.

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