Armoured Warfare

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage d’Alaric Searle, Armoured Warfare: A Military, Political and Global History (Bloomsbury, 2017, 288 pages).

Alaric Searle ambitionne d’écrire une histoire du combat blindé dépassant l’étude d’une campagne, d’une armée nationale ou des technologies. L’approche suivie par l’auteur est chrono­logique, chaque chapitre éclairant un moment phare de l’évolution du combat blindé.

Après une introduction qui revient notamment sur la terminologie utilisée, le livre s’ouvre logiquement sur les débuts des chars d’assaut pendant la Première Guerre mondiale. Les résultats initiaux sont décevants. Les problèmes mécaniques sont multiples et une doctrine d’emploi performante fait défaut. Les progrès sont cependant rapides et, en 1918, l’efficacité militaire des chars s’est largement améliorée.

Chine, les visages de la justice ordinaire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017).
Émilie Frenkiel propose une analyse de l’ouvrage de Stéphanie Balme, Chine, les visages de la justice ordinaire (Presses de Sciences Po, 2016, 336 pages).

Dans cet ouvrage qui se veut synthétique et pédagogique sur l’évolution de la justice depuis la fin de la Révolution culturelle, Stéphanie Balme rassemble le fruit de plusieurs années de recherches et d’enquêtes de terrain. Elle y dresse un bilan contrasté : malgré la modernisation et l’importation du droit positif et l’importante place du droit dans la société chinoise (explosion des publications juridiques, conscience du droit, mouvement de défense des droits), on observe « des écarts béants » entre le discours officiel omniprésent sur l’importance du droit et du principe constitutionnel de « gouvernement conforme au droit » (yifa zhiguo), et la réalité.

Kurdistan(s)

Nous vous invitons à relire le dossier « Kurdistan(s) » publié dans le numéro d’été 2014 (PE n° 2/2014) qui éclaire avec recul la complexe problématique kurde, au moment où celle-ci se pose de façon de plus en plus précise.

Relisez notamment :

« […] Victimes de l’histoire, ou d’eux-mêmes ? La vitalité de la poussée identitaire kurde attire aujourd’hui l’attention sur une diversité qui, en réalité, a toujours été porteuse de divisions. […] La projection d’une identité kurde commune doit beaucoup au travail de leur diaspora européenne, longtemps structurée autour du noyau des Kurdes de Turquie, majoritaires. Les dynamiques politiques aujourd’hui à l’oeuvre sur les terres d’origine des Kurdes posent à terme l’inévitable question de l’organisation politique globale et du leadership de la communauté. Reste à comprendre si les Kurdes souhaitent aujourd’hui avoir leur propre État, ou s’ils veulent plutôt trouver avec les États existants des arrangements politiques et sociaux viables, permettant de dépasser définitivement le négationnisme identitaire pratiqué jusqu’ici. »

The Big Stick

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Le Général Vincent Desportes propose une analyse de l’ouvrage d’Eliot A. Cohen, The Big Stick. The Limits of Soft Power and the Necessity of Military Force (Basic Books, 2017, 304 pages).

Voilà un puissant plaidoyer, à rebours de bien des idées reçues. Il ne surprend pas venant d’Eliot Cohen, penseur reconnu de la guerre et de l’usage de la force. Favorable à l’intervention américaine en Irak en 2003, il n’hésitait pas à affirmer que l’élection de Donald Trump « serait un désastre total pour la politique étrangère américaine ».

Solidement argumentée, la thèse de Cohen demeure simple : même s’il convient d’être prudent sur son usage, la puissance militaire américaine a ­toujours un rôle important dans la politique extérieure et la stabilité du monde dont l’Amérique, qu’elle le veuille ou non, demeure le gardien.

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