Comment perdre la guerre contre le terrorisme

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de François Heisbourg, Comment perdre la guerre contre le terrorisme (Paris, Stock, 2016, 128 pages).

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François Heisbourg signe un essai d’une virulence inhabituelle. Réputé proche du Parti socialiste – il a fait partie du cabinet de Charles Hernu de 1981 à 1984 –, il sonne une charge retentissante contre François Hollande et Manuel Valls, accusés d’« incompétence » et de « médiocrité » dans leur gestion des attentats de 2015.

Le réquisitoire est construit en dix étapes, présentées comme dix règles d’or pour perdre la guerre contre le terrorisme. Le gouvernement aurait multiplié les erreurs – voire les fautes – ce qui, sauf changement de cap, conduirait notre pays à la défaite. Voici les dix reproches énoncés par le procureur Heisbourg. 

La Syrie et la communauté internationale

Le 29 septembre dernier, dans l’émission « Le Journal des idées » présentée par Jacques Munier sur France Culture, l’article « Repenser l’Europe » de Dominique Moïsi, publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016), a été cité pour évoquer la position de l’Europe face à la crise syrienne.

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Face à la situation créée en Syrie, que peut la communauté internationale ?

Les Américains ayant tourné les talons, reste l’Europe. Mais si l’on en croit Dominique Moïsi dans la revue Politique étrangère, elle serait en plein « brainstorming », toute absorbée qu’elle est à se repenser… Et elle se trouve momentanément dépourvue de boussole ; « menacée par trois ismes : le djihadisme, le poutinisme et le populisme ». La crise des réfugiés a fait voler en éclats ses valeurs humanistes avec sa cohésion de façade. Plus de levier pour changer le rapport de force, à moins de se lancer dans des initiatives comme la livraison de missiles portatifs antiaériens à l’opposition – déplorait Marc Semo* dans Le Monde.fr. Nous en sommes réduits à « espérer que la pression morale et la crainte d’un enlisement amènent le Kremlin à composer ».

Pour lire le compte-rendu complet de l’émission, cliquez ici.

Pour (re)découvrir le sommaire du numéro d’automne de Politique étrangère, cliquez ici.

L’Amérique latine à l’honneur

Le site de ressources documentaires irénées.net, dont la vocation est de « favoriser l’échange de connaissances et de savoir-faire au service de la construction d’un art de la paix », a récemment mis à l’honneur le dernier numéro de Politique étrangère (n°3/2016) dont le dossier est consacré à l’Amérique latine.

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« Dans son dernier numéro, la revue de l’IFRI fait l’analyse d’une Amérique latine aux espoirs déçus et d’une Europe sans boussole.

- L’Amérique latine incarnait hier une démocratisation politique irrépressible, une tension des sociétés vers la réduction de violentes inégalités, l’insertion croissante dans une économie mondialisée. Le rêve se défait.

- Crise de l’Europe comme continent, crise du processus de construction européenne, crise des institutions de l’Union européenne : l’espérance européenne lutte pour sa survie. »

Pour lire la recension dans son intégralité, cliquez ici.

 

Arrogant comme un Français en Afrique

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Aline Leboeuf, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Antoine Glaser, Arrogant comme un Français en Afrique (Paris, Fayard, 2016, 192 pages).

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Antoine Glaser étudie la relation entre la France et l’Afrique depuis des années, et a publié de nombreux ouvrages sur le sujet (dont Africafrance, passionnant). Que peut-il nous apprendre de plus sur ces relations complexes qui lient la France à ses anciennes colonies et à certains de leurs voisins, qu’il n’ait déjà écrit ? On se laisse surprendre par la lecture de son livre. Antoine Glaser y impose une thèse simple : les Français sont arrogants et c’est pour cela que l’Afrique leur échappe ! Il le démontre chapitre après chapitre, étudiant des catégories professionnelles particulières : des politiques, militaires et diplomates aux missionnaires ou aux avocats… La problématique est pratique, mais elle lasse.

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