Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Tristan Aureau propose une analyse de l’ouvrage de Ian Bremmer, Superpower – Three Choices for America’s Role in the World (Londres, Penguin Press, 2015, 240 pages).

Alors qu’approchent les prochaines élections présidentielles américaines, nombreux sont les ouvrages qui entendent dresser un bilan de la politique étrangère américaine de ces dernières années et dégager quelques orientations d’avenir. L’originalité du livre de Ian Bremmer, essayiste influent et président de l’Eurasia Group, tient non pas tant à une thèse singulière qu’à la volonté de l’auteur de faire prendre parti au lecteur.
Dès l’introduction, le lecteur est ainsi invité à répondre à un questionnaire portant sur les options fondamentales de la politique étrangère américaine. S’ensuit une présentation synthétique du contexte international ; sans surprise, l’accent est mis par Bremmer sur les incertitudes entourant l’émergence de la Chine, le regain d’agressivité de la Russie, la faiblesse stratégique de l’Union européenne et les violentes secousses qui traversent le Moyen-Orient.
« Après deux passionnants dossiers sur le nouveau « Grand Jeu » du Moyen-Orient et deux articles traitant de la question de « l’Europe face aux populismes », cette revue s’interroge notamment sur les interactions entre le vieillissement de la population et la géopolitique. Un article montre combien le vieillissement de la population est, à l’échelle mondiale, inédit. Ce processus se traduit par un accroissement de la proportion des personnes âgées, par l’augmentation de leur nombre absolu, et une augmentation globale de la féminisation, triple processus destine a se poursuivre dans les décennies à venir. Ce vieillissement est inégalement réparti dans le monde, et annonce des effets politiques, en interne, et géopolitiques, sur le système international, eux aussi très diversifiés. »

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