Dictators at War and Peace

Cette recension d’ouvrages est issue de Politique étrangère (2/2015). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Jessica L.P. Weeks, Dictators at War and Peace (Ithaca, NY, Cornell University Press, 2014, 247 pages).

Weeks_dictatorsConcis et bien documenté, cet ouvrage éclaire les différences de comportement entre systèmes autoritaires quant au recours à la force armée pour résoudre les conflits internationaux. Dépassant l’opposition conventionnelle entre dictatures belliqueuses et démocraties pacifiques, l’auteur ouvre son analyse à des éléments couramment négligés, tels les mécanismes de contrôle et de sanction pré- ou post-conflit auxquels sont ou non exposés les décideurs de premier rang, les systèmes d’évaluation qu’ils utilisent, ou encore les dispositions et les ressources des audiences domestiques susceptibles de leur demander des comptes en cas de déconvenue ou de défaite. Manière de dire que la structure d’un régime détermine la manière dont ses dirigeants appréhendent les retombées potentielles de leurs initiatives militaro-diplomatiques, et gèrent les rapports de forces endogènes et exogènes.

Géopolitique de la démocratisation. L’Europe et ses voisinages

Cette recension d’ouvrages est issue de Politique étrangère (2/2015). Jean-Arnault Dérens propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jacques Rupnik, Géopolitique de la démocratisation. L’Europe et ses voisinages (Paris, Presses de Sciences Po, 2014, 331 pages).

Géopolitique de la démocratisationCe livre, qui recueille de stimulantes études de cas, des Balkans au Caucase en passant par la Moldavie, part du constat que l’Union européenne traverse aujourd’hui une crise majeure : « une crise de confiance interne vis-à-vis de son projet et une crise externe marquée par la déstabilisation simultanée de ses voisinages à l’est comme au sud », comme le note Jacques Rupnik dans son introduction. Cependant, malgré les intéressantes approches comparatives que ce livre suggère, il n’engage pas de réflexion sur les causes de cette double crise.

Alors que l’objectif de paix est au cœur du projet européen, l’UE, pourtant lauréate en 2012 du Prix Nobel de la paix, ne sort pas d’une contradiction manifeste depuis le début des années 1990. Si elle peut effectivement se targuer d’avoir neutralisé les guerres sur son territoire, elle s’accommode toujours d’une dangereuse conflictualité à ses confins – hier dans les Balkans, aujourd’hui en Ukraine, au Sahel ou au Proche-Orient.

Table-ronde à Moscou : « La crise en Ukraine : quel impact sur l’évolution de la Russie et du système international ?»

L’Institut Français des Relations Internationales (Ifri) vient présenter à Moscou, vendredi 3 juillet, le dernier numéro de sa revue Politique étrangère (2/2015), consacré à la Russie et dont le dossier, « La Russie, une puissance faible ? », est l’objet de l’attention de nombreux médias.

Table ronde Moscou

La crise en Ukraine a eu un impact profond sur tous les États concernés – l’Ukraine, la Russie, les pays de l’Union européenne et ceux du voisinage – et leurs relations. Plus d’un an et demi depuis le début de la crise, le débat semble toujours polarisé autour de la question « Qui est coupable ? ». Or, la profonde divergence entre l’Occident et la Russie – qui semble décidée à incarner une alternative au modèle occidental – pose la question fondamentale du fonctionnement du système international dans son ensemble.

L’ambassade de France en Russie, l’Institut Français des Relations Internationales (Ifri) et le groupe RBK vous invitent à assister à la table-ronde « La crise en Ukraine : quel impact sur l’évolution de la Russie et du système international ? », le vendredi 3 juillet, de 11h à 12h15, au Centre de presse de RBK (oul. Profsoiouznaïa, 78).

Modérateur : Nicolas Miletitch, chef du bureau de l’AFP à Moscou.

Intervenants :

  • Fiodor Loukianov, professeur à la Haute École d’Économie de Moscou, rédacteur en chef de la revue « Россия в Глобальной политике», Moscou.
  • Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, Paris.
  • Tatiana Kastouéva-Jean, Responsable du centre Russie/NEI de l’Ifri, Paris.
  • Vladislav Inozemtsev, chercheur associé à la DGAP à Berlin, chercheur associé non résident au CSIS à Washington.

Accréditation auprès du service de presse de l’ambassade : Svetlana Terzi/Anna Tikhomirova.

« La Russie au Moyen-Orient »

Marie-France Chatin, journaliste chez RFI, a reçu samedi 27 juin dans  son émission radio « Géopolitique, Le débat », Igor Delanoë, chercheur associé au Harvard Ukrainian Research Institute ainsi qu’à l’Institut des Études Européennes et Internationales de l’Université de Kadir Has à Istanbul, et Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Institut Français des Relations Internationales.

Logo RFIAu cours de cette émission, c’est le « renouveau de l’influence russe sur la scène moyen-orientale » qui est examiné et analysé. Les invités évoquent notamment « l’impact des printemps arabes sur la politique moyen-orientale de Moscou, soulignant en particulier les aspects sécuritaires et la nécessité pour la Russie de protéger son environnement proche des risques de contagion, face au développement de l’organisation État islamique en Syrie et en Irak, notamment dans le Caucase, en Tchétchénie » .

C’est également pour la journaliste, l’occasion d’évoquer le dossier sur la Russie publié dans le numéro d’été (2/2015) de Politique étrangère : « La Russie, une puissance faible ? ».

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