Fragilités et résilience. Les nouvelles frontières de la mondialisation

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Yannick Prost propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jean-Marc Châtaigner, Fragilités et résilience. Les nouvelles frontières de la mondialisation  (Paris, Karthala, 2014, 482 pages).

fragilites-et-resilienceLe sous-titre indique une ambition qui dépasse le contenu de l’ouvrage, lequel porte en fait sur l’évolution de la réflexion concernant l’aide au développement. À l’origine, les limites de l’efficacité de cette aide ont suscité les travaux de think tanks anglo-saxons, dont les conclusions ne sont pas toujours partagées par les chercheurs et praticiens français. Les contributions à cet ouvrage dirigé par un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay, connu pour ses travaux notamment sur les États fragiles, mêlent les regards d’auteurs du Nord et du Sud, afin d’éviter un point de vue ethnocentriste.

Les fins d’internet

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Camille Vaziaga propose une analyse de l’ouvrage de Boris Beaude, Les fins d’internet  (Limoges, FYP Éditions, 2014, 96 pages).

beaude_fins internetDans l’ouvrage de Boris Beaude, chercheur au laboratoire Chôros de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, « les fins d’internet » désignent aussi bien les finalités qui ont conduit à la naissance de l’internet comme réseau ouvert et décentralisé, que la mise à mort de ses fondements sous la pression de sa commercialisation, des failles sécuritaires et de la régulation étatique.

À sa création, l’internet porte en lui les attentes de chercheurs qui perçoivent la Seconde Guerre mondiale comme le résultat, pour partie, d’un système de communication inefficient.

70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale

Alors que nous célèbrerons demain, 8 mai 2015, le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’occasion d’examiner comment, l’Allemagne d’aujourd’hui continue à faire face aux fantômes du passé.

pe_couv1-2014Nous vous invitons pour cela à lire l’éditorial spécialement écrit par le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri : « 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale : Changement dans la culture de mémoire allemande ? »

« Le 8 mai 2015, pour la première fois, un historien et non pas un représentant politique interviendra devant le Bundestag pour commémorer le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1964, le président fédéral et le chancelier se sont relayés pour assumer cette tâche clé pour la nouvelle identité démocratique de la RFA. La politique se retire-t-elle alors du cycle mémoriel comme le constatent plusieurs observateurs et connaisseurs de l’Allemagne ? »

Lisez la suite de l’article sur le site de l’Ifri.

En parallèle à cet éditorial et pour approfondir le sujet, nous vous invitons à relire l’article « L’Allemagne : le passé qui ne passe pas » publié dans le numéro de printemps de Politique étrangère (1/2014).

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Cairn.info.

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Historical Experience : Burden or Bonus in Today’s Wars ?

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Stéphane Taillat propose une analyse de l’ouvrage d’Eric Sangar, Historical Experience. Burden or Bonus in Today’s Wars? The British Army and the Bundeswehr in Afghanistan  (Freiburg im Breisgau, Rombach, 2014, 280 pages).

SangarLa littérature sur l’adaptation militaire a connu un renouveau avec les conflits d’Irak et d’Afghanistan. Conçue comme un processus de changements organisationnels, doctrinaux et opérationnels en temps de guerre, l’adaptation a été analysée selon différentes échelles (institutions et unités sur le terrain) ou à partir de plusieurs variables (matérielles, culturelles, sociales, politiques). Eric Sangar s’intéresse ici au rôle de l’histoire dans ce processus. Amplement discutée dans les cercles militaires – notamment anglo-saxons –, la recherche d’enseignements par l’observation du passé demeure sous-théorisée. D’un côté domine une conception positiviste de l’histoire comme réservoir d’expériences dont il suffirait d’identifier les plus pertinentes. De l’autre, se retrouve une vision critique insistant sur le danger des métaphores et analogies.

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