Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, présente le numéro à paraître de la revue.
Politique étrangère 4-2014 – Internet : une gouvernance inachevée / Ebola, par ifri-podcast
AU SOMMAIRE :
Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, présente le numéro à paraître de la revue.
Politique étrangère 4-2014 – Internet : une gouvernance inachevée / Ebola, par ifri-podcast
AU SOMMAIRE :
Didier Houssin, président de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AÉRES), et auteur de l’article « La coopération sanitaire internationale abolie par Ebola ? » à paraître dans le numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère, a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.
La communauté internationale était-elle préparée à faire face à l’épidémie d’Ebola ?
Oui et non.
Oui, parce que beaucoup d’éléments ont été mis en place à l’échelle de la communauté internationale au fil des décennies. Pour n’en citer que quelques uns : l’Organisation des Nations unies dispose d’une agence spécialisée, l’Organisation mondiale de la santé, qui regroupe presque toute la communauté internationale et qui est à la fois un lieu de débat politique entre les États membres et une instance d’expertise technique et de régulation en matière de santé ; le règlement sanitaire international, dans sa version adoptée en 2005, vise justement à renforcer les capacités de prévention et de réponse de l’ensemble des États membres face au risque de diffusion internationale de maladies, en particulier infectieuses ; de nombreuses organisations non gouvernementales se sont donné pour mission d’intervenir sur la scène internationale, en vue d’apporter une aide en matière de santé face aux situations critiques que peuvent rencontrer en particulier des pays pauvres.
Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (3/2014). David Cumin propose une analyse de l’ouvrage publié sous la direction de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung, Éthique des relations internationales. Problématiques pour la paix (PUF, 2013, 474 pages).

Voilà un ouvrage bienvenu par sa qualité scientifique, son originalité matérielle et son utilité pédagogique. La personne humaine est douée de conscience, celle du bien et du mal, avec les dilemmes qu’elle pose. On retrouve ceux-ci – ou la simple interrogation : qu’est-ce que le bien et le mal ? qui les définit et selon quels critères ? – dans la vie des collectivités comme dans leurs rapports internationaux, qu’il s’agisse des décideurs ou des agents. La réflexion sur l’éthique dans les relations internationales s’est développée au croisement de la philosophie et de la politologie. Elle est surtout le fait d’universitaires anglo-saxons, comme le confirment les riches bibliographies terminant chacune des contributions de cet ouvrage. Le grand intérêt de cette œuvre pluridisciplinaire est ainsi de présenter la recherche britannique ou nord-américaine actuelle en la matière, et de contribuer à l’émergence en France ou dans le monde francophone d’une problématique éthique des relations internationales.
Alors que les parlementaires français s’apprêtent à débattre de l’indépendance de la Palestine, l’Ifri vous propose de relire deux articles parus récemment dans la revue Politique étrangère.
Le premier est l’œuvre du grand intellectuel palestinien Sari Nusseibeh. Son titre, « Palestine : l’histoire avance plus vite que les idées », reflète la thèse de l’auteur : l’indépendance de la Palestine est une idée du passé. La colonisation israélienne aurait tellement progressé depuis vingt ans que la Palestine ne pourrait plus être séparée d’Israël.
Dans le second article, Shaul Arieli – qui a notamment commandé une brigade dans la bande de Gaza avant de devenir conseiller d’Yitzhak Rabin – estime à l’inverse que la solution à deux États reste physiquement possible mais que le climat politique actuel n’y est pas propice.
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