Nicolas Sarkozy et les diplomates

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage de Gilles Delafon, Le Règne du mépris: Nicolas Sarkozy et les diplomates (Paris, Éditions du Toucan, 2012, 192 pages).

Cette enquête vient grossir la pile déjà bien haute des livres à charge sur l’ex-candidat-président. Elle trouve son origine dans les « printemps arabes » qui ont consacré le divorce entre l’Élysée et le Quai d’Orsay. Nicolas Sarkozy s’en prit alors aux diplomates, auxquels il reprocha de n’avoir rien vu venir ; ceux-ci, par la voix du collectif Marly, lui rétorquèrent que le soutien aux dictatures tunisienne et égyptienne avait été décidé à l’Élysée, sans tenir compte des analyses des ambassades. C’est dans ce contexte électrique, « jamais vu sous la Ve », que le journaliste Gilles Delafon a interrogé une quarantaine de diplomates.

Les Ambassadeurs

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Marie-Christine Kessler, Les Ambassadeurs (Paris, Presses de Sciences Po, 2012, 416 pages).

Cet ouvrage sur les ambassadeurs mérite une attention particulière. Alors que l’air du temps, encouragé par une littérature complaisante, développe le thème du déclin, voire de l’inutilité des diplomates, et véhicule de nombreux clichés, Marie-Christine Kessler montre à quel point la réalité est tout autre. À un moment où les situations de crise se multiplient et où le monde devient de plus en plus complexe, le rôle des ambassadeurs, et au-delà celui des diplomates, s’affirme. Cette “défense et illustration” constitue une analyse sérieuse et argumentée en termes institutionnels, politiques et sociologiques de l’action diplomatique.

[Presse] « Libération » et « Le Nouvel Economiste » sur le dossier franco-allemand de PE 4/2012

LibérationMarc Semo, sur Libération.fr, signe un article intitulé « L’axe franco-allemand déboussolé« , dont voici un court extrait : « La complémentarité fut longtemps le ciment de ce moteur de la construction européenne. Mais aujourd’hui, «au 50e anniversaire de leur relation spéciale, Paris et Berlin semblent comme deux personnages en quête d’eux-mêmes», relève Dominique David, de l’Institut français des relations internationales, en introduction d’un très dense numéro de la revue Politique étrangère. »

Le Nouvel EconomisteJean-Michel Lamy signe à son tour un papier intitulé « 50ème anniversaire du traité franco-allemand : l’occasion manquée » sur LeNouvelEconomiste.fr, dans lequel il mentionne le dernier numéro de Politique étrangère: « Cette prise de distance a un tréfonds identifiable. Ulrike Guérot, directrice du bureau de Berlin du Conseil européen des relations étrangères, en livre une clé dans la revue Politique étrangère de l’IFRI : ‘Les économies allemandes et françaises divergent de plus en plus depuis 2006-2007, moment où la République fédérale émerge de ses réformes Hart IV alors que la France maintient un déficit de quelque 4,5 % sans avoir dû financer une réunification. De ce moment, Paris est considéré comme non fiable dans les cercles fermés du business allemand.’”

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[Presse] France-Allemagne, 50 ans de mariage

logo3Une fois de plus, Reflets du temps.fr fait l’éloge du dernier numéro de Politique étrangère (hiver 2012-2013) : « Chaque fois – belle habitude dans la revue –, une problématique de premier plan, déclinée, architecturée de façon à accompagner le lecteur. »

Couv PE 4-2012_finalNoces d’or pour le couple franco-allemand, et, comme il se doit, commémorations festives à Berlin, ces jours-ci. Perchés, décontractés sur de hauts tabourets – en larrons supposés – face à de jeunes étudiants bi-langue, tendance Arte, président et chancelière échangeaient de doux propos n’engageant pas à grand-chose, comme dans les vieux couples de chez Brel.

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