Lisez l’article de Patrick Allard ici.
Retrouvez le sommaire du numéro 3/2023 de Politique étrangère ici.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Michel Goya et Jean Lopez, L’Ours et le Renard. Histoire immédiate de la guerre en Ukraine (Perrin, 2023, 352 pages).

« Nous croyons tous deux qu’il fallait faire ce livre pour aider à comprendre ceux qui veulent comprendre », expliquent Michel Goya et Jean Lopez dans leur avant-propos. Sur près de 300 pages, à grand renfort de cartes et de chiffres, le pari est tenu.
Le chapitre 1 analyse les forces en présence en amont du 24 février, pour expliquer la surprise de la résistance ukrainienne – le renard – contre un ours russe théoriquement supérieur. La discrète formation des troupes ukrainiennes par l’OTAN, avec le passage de la « tactique orientée commandement » à la « tactique orientée mission », et les dégâts causés par les sanctions économiques sur les équipements russes expliquent l’erreur d’appréciation.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Alexandre Jonnekin propose une analyse de l’ouvrage de Camille Morel, Les câbles sous-marins (CNRS Éditions, 2023, 200 pages).

Le livre de Camille Morel est une plongée dans le monde très peu connu des câbles sous-marins, infrastructure aujourd’hui essentielle à la communication et à la transmission de l’information qui voit transiter 98 % des données de l’internet.
Véritable tour d’horizon, l’ouvrage offre une approche globale, exhaustive, au lecteur ignorant du sujet, analysant tour à tour les aspects techniques, économiques et géographiques, ainsi que les questions juridiques, qui lui sont liés. En effet, de la fabrication de la fibre optique dans laquelle circule la lumière à l’installation de ce réseau tentaculaire au fond des océans en passant par leur maintenance, les acteurs impliqués sont nombreux : sociétés privées, « géants du Net », États, mais aussi institutions internationales ou organisations non gouvernementales. L’impact environnemental de cette toile sur les fonds marins fait également l’objet d’un chapitre du livre. Sur ce dernier point, et bien que la présence de ces objets sous-marins ne soit pas neutre pour la nature, les dommages occasionnés paraissent limités. L’idée que ces câbles puissent être utilisés comme des capteurs pour aider à évaluer la santé des océans est même envisagée.
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