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Retrouvez le sommaire du numéro 3/2023 de Politique étrangère ici.
La chronique de Jean-Pierre Stroobants, publiée le 17 novembre 2023 dans « La Revue des revues » du Monde, analyse le dossier du numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2023), « Union européenne : l’illusion géopolitique ? ».

La revue des revues. On ne sait pas très bien si, confrontée à la guerre en Ukraine, l’Europe sortira plus forte ou, au contraire, affaiblie de celle-ci. C’est autour d’elle, en tout cas, que s’organisera l’espace politique de l’après-conflit, note l’éditorial de la revue Politique étrangère, publiée par l’Institut français des relations internationales. Laquelle, dans son numéro d’automne, pose dès lors la question : l’Union européenne sera-t-elle capable de s’adapter aux nouvelles réalités ou n’est-elle, en fait, qu’une « illusion géopolitique » ?
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Michel Gandilhon propose une analyse de l’ouvrage de Benoît Martin, Chiffrer le crime. Enquête sur la production de statistiques internationales (Presses de Sciences Po, 2023, 328 pages).
C’est une évidence, les données quantitatives ne cessent d’envahir notre quotidien. « Le monde s’est fait nombre » et, au fil de la croissance de leur production, le grand livre des sociétés humaines – pour paraphraser Galilée – se déchiffre désormais dans la langue des big data. Devant l’avalanche des données, l’esprit critique se perd, le nombre semblant ontologiquement une garantie de vérité, singulièrement quand il émane d’autorités internationales. C’est pourtant à un tel exercice critique qu’invite cet ouvrage dense et rigoureux.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Isabelle Facon propose une analyse de l’ouvrage de Dimitri Minic, Pensée et culture stratégiques russes. Du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2023, 632 pages).
Ce riche ouvrage, issu d’un travail de doctorat, repose sur une analyse approfondie et structurée de la littérature militaire russe des trois dernières décennies. Sa thèse centrale est celle d’un « contournement de la lutte armée » pour la réalisation des objectifs politiques. La pensée militaire russe privilégierait « l’évitement de la lutte armée interétatique » et accorderait un rôle central aux actions indirectes (militaires et non militaires) ainsi qu’aux mesures asymétriques (dans ou hors de la lutte armée), où les éléments informationnels et psychologiques occupent une place importante. Au terme d’une maturation dont l’auteur expose les étapes, le concept de guerre (dont les théoriciens militaires russes ont longtemps eu une vision « exclusivement armée ») s’est trouvé modifié par une ouverture aux « luttes non militaires ». Si la lutte armée est évidemment toujours prise en compte, elle doit être « brève et décisive ». Le concept de dissuasion stratégique, dont les définitions ont fluctué au fil du temps, incarne en soi cette évolution conceptuelle, qui marque a priori la victoire des « révisionnistes » sur les « traditionalistes ».
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