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Turkey’s Pivot to the African Continent

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2025 de Politique étrangère (n° 1/2025). Elisa Domingues Dos Santos, chercheuse associée au Programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Elem Eyrice Tepecikliog˘lu, Francois Vreÿ et Bahar Baser, Turkey’s Pivot to the African Continent: Strategics Crossroads (Routledge, 2024, 136 pages).

Cet ouvrage collectif propose un état des activités de la Turquie sur le continent africain depuis le début du siècle, en se fixant pour objectif de combler les insuffisances de la littérature scientifique sur le sujet.

Les contributions s’organisent autour de sept chapitres issus d’articles précédemment publiés dans le Journal of Balkan and Near Eastern Studies (vol. 26, no 3, 2024). Ils retracent la diversité des engagements de la Turquie sur le continent mais peinent à suivre un fil conducteur problématisé, mise à part une volonté d’étudier l’évolution du paradigme de politique étrangère de la Turquie.

The Suburban Frontier

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2025 de Politique étrangère (n° 1/2025). Sina Schlimmer, anciennement chercheuse au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Claire Mercer, The Suburban Frontier: Middle-Class Construction in Dar-es-Salam (University of California Press, 2024, 220 pages).

Les villes d’Afrique ne sont pas seulement faites de routes, de bâtiments et de projets d’infrastructures d’envergure pensés par les décideurs des secteurs public et privé, mais d’abord le produit des idées, besoins et ambitions de leurs habitants, de groupes sociaux multiples.

[CITATION] L’après-Barkhane au Sahel : des djihadistes aux portes du pouvoir ?

Retrouvez l’article de Marc-Antoine Pérouse de Montclos ici.

Découvrez le sommaire du numéro 1/2025 de Politique étrangère ici.

L’idée de la Casamance autonome

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2025 de Politique étrangère (n° 1/2025). Etienne Smith propose une analyse de l’ouvrage de Séverine Awenengo Dalberto, L’idée de la Casamance autonome. Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal (Karthala, 2024, 316 pages).

L’ouvrage propose une généalogie de la fabrique des imaginaires de la Casamance autonome, de la fin du XIXe siècle au début des années 1970. L’énonciation d’un particularisme casamançais s’amorce de l’extérieur dès la fin du XIXe siècle, sous la plume de certains administrateurs coloniaux français, puis s’entretient dans l’entre-deux-guerres dans les débats budgétaires entre acteurs français, mais aussi créoles ou nordistes, dans l’espace urbain. Le tournant vers un travail culturel « interne » intervient à partir de la fin des années 1930, avec la génération charnière des instituteurs formés à l’École Normale William Ponty qui investissent les notions de « patrie » ou de « pays ». Ces notions prennent une autre dimension avec l’extension progressive de la citoyenneté impériale à partir de 1946, conjuguée à la forte scolarisation. C’est l’émergence du MFDC (1949-1956), qui devient rapidement hégémonique grâce à l’appui des réseaux scolaires en milieu rural. Le mouvement conjugue autochtonie et volonté de hisser ses représentants au cœur des institutions du Sénégal colonial en une intégration ambiguë au parti dominant BDS de Senghor et Dia.

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