Étiquette : climat

Building a Resilient Tomorrow: How to Prepare for the Coming Climate Disruption

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020).
Hugo Le Picard, chercheur au Centre Énergie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Alice C. Hill et Leonardo Martinez-Diaz, Building a Resilient Tomorrow: How to Prepare for the Coming Climate Disruption (Oxford University Press, 2019, 256 pages).

Alice C. Hill est senior fellow au Council on Foreign Relations, think tank américain dédié aux questions de politique étrangère. Leonardo Martinez-Diaz est directeur du Centre pour la finance durable à l’Institut des ressources mondiales (World Resources Institute, WRI), think tank américain spécialisé dans les questions de protection environnementale. Ils ont tous deux eu des responsabilités dans l’administration Obama où ils ont travaillé essentiellement sur les questions d’atténuation du réchauffement climatique ou d’adaptation à ce réchauffement. Les deux auteurs reviennent ici sur l’enjeu essentiel de la résilience de nos sociétés modernes face au changement du climat.

Les réfugiés climatiques

Dans sa chronique « Le Journal des idées » du 28 septembre dernier, Jacques Munier, chroniqueur chez France Culture, examine l’impact du climat sur les mouvements de population à travers le monde et sur les ressources naturelles, notamment en Arctique : il cite à ce titre le dossier « Arctique : une exploration stratégique » publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2017).

« … Plus au nord, l’Arctique est un enjeu géopolitique en raison de ses nombreuses ressources naturelles : gaz et pétrole, minerais précieux comme le diamant et l’or, ou plus répandus comme le fer et le zinc. Géopolitique par la convergence des états impliqués : États-Unis, Canada, Russie, Norvège et Danemark – à travers le Groenland. C’est pourquoi la revue Politique étrangère propose dans sa dernière livraison « une exploration stratégique » de l’Arctique. Là, par un curieux paradoxe, la fonte des glaces arrange tout le monde car elle facilite l’accès aux ressources : « 13% des réserves mondiales de pétrole et 30% des réserves mondiales en gaz naturel ». Et elle permet d’étayer les revendications territoriales sur « des relevés scientifiques plus détaillés ».

Lire la chronique de Jacques Munier en entier sur France Culture.

S’abonner à Politique étrangère.

La crise environnementale en Chine

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). John Seaman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jean-François Huchet, La crise environnementale en Chine. Évolutions et limites des politiques publiques (Presses de Sciences Po, 2016, 152 pages).

Crise environnementale en Chine

Une conséquence néfaste de l’essor économique chinois – qui a permis de sortir plusieurs centaines de millions de personnes de la pauvreté – est le cauchemar environnemental qu’il a généré. Ce n’est certes pas une particularité de la Chine, mais comme l’explique Jean-François Huchet, la crise y est d’une ampleur inédite. Paradoxalement, c’est la vitalité de l’économie chinoise qui est à terme menacée, et donc la stabilité politique du pays.

Prédation. Nature, le nouvel Eldorado de la finance

Cette recension d’ouvrages est issue de Politique étrangère (4/2015). Aurélie Faure-Schuyer propose une analyse de l’ouvrage de Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil, Prédation. Nature, le nouvel Eldorado de la finance (Paris, La Découverte, 2015, 250 pages).

Prédation_NatureC’est avant tout d’une question éthique et idéologique dont s’inquiètent les auteurs de cet ouvrage. Ils récusent l’idée que la nature puisse faire l’objet d’une forme de commerce et confrontent le lecteur à différentes questions. Comment recréer la nature quand elle a été détruite ? Quelle autorité pour légiférer en matière d’environnement ? Quel rôle pour les politiques publiques ? Il amène le lecteur à percevoir les stratégies de greenwashing, comme l’aboutissement d’un mouvement idéologique néolibéral de grande ampleur. Pourtant, ces stratégies pourraient également être perçues comme une réaction des multinationales face à leur propre survie d’« espèce menacée ».

Conçu comme un script de film documentaire – un documentaire portant le même titre a d’ailleurs été rendu public par la chaîne Arte en 2014 – l’ouvrage est conjointement écrit par un chercheur, spécialiste de la biodiversité, et une journaliste. L’enquête démarre en Californie en 1993, où la « mouche des sables Delhi amoureuse des fleurs », classée par le gouvernement américain comme une espèce rare en danger d’extinction, soulève la fronde des promoteurs immobiliers. Le conflit sera résolu par la création de la première « bio-banque » américaine, une banque qui propose à ses clients des droits à compenser la disparition d’une espèce naturelle.

Page 8 of 8

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén