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La Double Démocratie

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Emmanuel Mourlon-Druol propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Michel Aglietta et Nicolas Leron, La Double Démocratie. Une Europe politique pour la croissance (Seuil, 2017, 208 pages).

Ces trois dernières années, le débat sur l’avenir de la zone euro semble s’être cristallisé autour de deux options : une finalisation de l’union bancaire, qui apporterait la réponse la plus adaptée aux sources de la crise de 2009 ; la mise en place d’un budget substantiel de la zone euro, qui offrirait la meilleure garantie d’un fonctionnement harmonieux de la zone euro. La Double Démocratie s’inscrit dans la lignée de la seconde option, et offre une analyse stimulante des problèmes actuels de l’ensemble européen, et des mesures à mettre en place pour en améliorer le fonctionnement.

Instabilité politique et perspectives de démocratie en Afrique

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L’article « Instabilité politique et perspectives de démocratie en Afrique », écrit par Peter Anyang’ Nyong’o, à l’époque chef de programme à l’Académie africaine des sciences à Nairobi, a été publié dans le n° 3/1988 de Politique étrangère.

Il ne fait aucun doute que l’on assiste aujourd’hui à un regain d’intérêt pour l’étude de la démocratie et des perspectives de démocratisation en Afrique. Cette fois, l’initiative n’en revient pas à des universitaires expatriés cherchant là de nouveaux terrains d’essai pour leurs recherches, mais à des spécialistes africains qui essayent, chez eux, d’apporter des solutions à la crise actuelle.

La démocratie, peut-on lire dans une étude déjà parue, est importante en soi pour le développement de l’Afrique. Si les États africains n’ont pas réussi à tracer des voies de développement (ou d’industrialisation) viables, c’est avant tout en raison de l’absence de toute responsabilité politique, et donc de démocratie. Depuis l’indépendance, le rôle du citoyen dans les affaires publiques a été systématiquement réduit. L’arène politique s’est rétrécie, la démobilisation politique est devenue la norme plutôt que l’exception dans le comportement des régimes, et la manipulation des structures sociales pour justifier et maintenir la répression politique a constitué la préoccupation majeure de la plupart des gouvernements. Tout ceci est venu renforcer une caractéristique notoire que partagent presque tous les gouvernements africains : le mauvais emploi des ressources publiques et leur utilisation à des fins privées, toute possibilité de voir s’épanouir un processus viable de développement autochtone étant écartée ou délibérément étouffée. C’est ainsi qu’est apparue une corrélation bien nette entre l’absence de démocratie dans les régimes politiques africains et la détérioration des conditions socio-économiques.

Under the Shadow: Rage and Revolution in Modern Turkey

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Aurélien Denizeau propose une analyse de l’ouvrage de Kaya Genç, Under the Shadow: Rage and Revolution in Modern Turkey (I.B. Tauris, décembre 2016, 240 pages).

Le soulèvement d’une partie de la jeunesse turque lors du mouvement dit « de Gezi » (du nom du parc dont la destruction programmée avait entraîné les premières manifestations) en 2013, a profondément marqué la société turque. Il a révélé les failles d’un pouvoir qui semblait jouir d’un soutien relativement consensuel, et les profondes divisions qui traversent la Turquie contemporaine. Analyser ces lignes de fracture à travers le regard et les témoignages de citoyens à l’histoire personnelle et au positionnement idéologique variés, c’est le défi que s’est lancé l’écrivain et essayiste Kaya Genç. Paru en 2016, au lendemain du coup d’État manqué du 15 juillet, l’ouvrage se nourrit de ces fragments de vie pour comprendre les ressorts profonds du malaise, pas toujours apparent, de la jeunesse turque.

Le Paradoxe français

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Frédéric Charillon propose une analyse de l’ouvrage de Béatrice Giblin, Le Paradoxe français. Entre fierté nationale et hantise du déclin (Armand Colin, 2017, 208 pages).

Pourquoi la France oscille-t-elle à ce point entre fierté – certains disent arrogance – et pessimisme, jusqu’à l’obsession décliniste ? Béatrice Giblin, géographe et directrice de la revue Hérodote, répond par autant de chapitres constituant, selon elle, des éléments de cette réponse.

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