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Le Djihadisme

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Asiem El Difraoui, Le Djihadisme (PUF, 2016, 128 pages).

Le Djihadisme

Asiem El Difraoui, spécialiste germano-égyptien de la mouvance djihadiste, a été journaliste et producteur de documentaires avant d’entamer une carrière de chercheur. Sa thèse de doctorat, parue aux Presses universitaires de France en 2013, portait sur la propagande audiovisuelle d’Al-Qaïda. Son dernier livre relève moins du travail de recherche que de la synthèse.

Il se décompose en quatre chapitres. L’introduction et le premier chapitre portent sur l’histoire du djihadisme. Les grands idéologues de cette mouvance sont présentés succinctement, l’influence de Sayyid Qutb et Abdallah Azzam étant particulièrement mise en avant.

Dr. Saoud et Mr. Djihad

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Conesa, Dr. Saoud et Mr. Djihad. La diplomatie religieuse de l’Arabie Saoudite (Robert Laffont, 2016, 304 pages).

Dr. Saoud et Mr. Djihad

Le livre de Pierre Conesa aborde le sujet, peu traité en France, de la diplomatie religieuse de l’Arabie Saoudite. Sa thèse s’affiche sur la couverture, où derrière le drapeau saoudien apparaît en ombre portée celui de l’État islamique (EI) : l’Arabie Saoudite, « régime théocratico-tribal » est responsable du développement des groupes djihadistes dont elle promeut l’idéologie. Elle contribue à la « salafisation du monde » à travers une diplomatie religieuse très active et bénéficiant d’une « manne illimitée ». Cette politique résulte du « pacte du Nedj » conclu en 1744 entre la famille des Saoud et celle d’Abd Al-Wahhab, imam prônant un « islam vrai », prêché par les salafs, les compagnons du prophète. Ce pacte reste valide, la famille Al-Shaikh, qui descend d’Abd Al-Wahhab, occupant une place éminente dans l’Arabie Saoudite contemporaine.

Monde arabe : le grand chambardement

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Denis Bauchard, ancien ambassadeur et conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Yves Aubin de La Messuzière, Monde arabe : le grand chambardement (Plon, 2016, 216 pages).

Monde arabe chambardement

Le chaos du monde arabe et du Moyen-Orient interpelle. Comment en est-on arrivé là ? Qui est responsable d’une situation qui apparaît souvent hors contrôle ? Yves Aubin de La Messuzière, ancien directeur pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères, et ancien ambassadeur notamment en Tunisie, aborde différentes questions sur les printemps arabes, la tragédie syrienne, le djihadisme, le jeu de l’Arabie Saoudite, l’affrontement entre sunnites et chiites, la question palestinienne, en ne cachant pas que ce « chambardement » risque de perdurer.

Sans refaire l’histoire des printemps arabes et de leur échec, il rappelle que des signes avant-coureurs, relevés par des chercheurs comme par des diplomates, étaient apparus dans plusieurs pays, dont la Tunisie, l’Égypte et la Syrie.

Démocraties sous stress

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). François Thuillier propose une analyse de l’ouvrage d’Antoine Garapon et Michel Rosenfeld, Démocraties sous stress. Les défis du terrorisme global (PUF, 2016, 240 pages).

Démocraties sous stress

Si, depuis une quinzaine d’années, l’intelligence et le cœur n’avaient pas fait défaut à tant de commentateurs, peut-être n’en serions-nous pas aujourd’hui autant réduits à courir derrière la signification de la terreur. Or c’est peu dire que ni l’une ni l’autre n’ont jamais lâché la main d’Antoine Garapon. Et cela donne à nouveau un ouvrage ciselé et de haute tenue, dans lequel l’accompagne cette fois le professeur américain Michel Rosenfeld.

Certes, comme à peu près sur toute chose, le droit pèse peu sur le terrorisme ; mais ce qui le précède, ou plutôt qui le surplombe, sa philosophie, en produit une des lectures les plus stimulantes. Les auteurs s’attachent ainsi à décortiquer les effets des attentats sur nos vieilles sociétés démocratiques, à la fois dans leur cohésion, leur riposte et finalement le regard qu’elles portent sur elles-mêmes.

Les auteurs soulignent combien le traumatisme de l’attentat signe « la disparition de notre confiance primaire dans le monde ».

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