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Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023). Sébastien Jean, directeur associé de l’Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jack Buffington, Reinventing the Supply Chain: A 21st-Century Covenant with America (Georgetown University Press, 2023, 170 pages).

Ce livre s’ouvre sur le constat navré de la désindustrialisation des États-Unis et des faiblesses et fragilités qui en découlent, révélées notamment par la pandémie de Covid-19. L’économie mondiale est ici considérée au travers de la supply chain, que l’on ose à peine traduire par chaîne d’approvisionnement tant on sent la portée presque incantatoire du terme aux yeux de l’auteur, dont la vie professionnelle est précisément centrée autour de son organisation et de sa gestion. Et celui-ci de déplorer l’évolution de l’économie américaine depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui l’a vue se désindustrialiser progressivement au profit d’autres pays (« les Américains ne veulent plus se salir les mains en fabriquant des produits qui peuvent être produits moins cher dans d’autres pays »), se transformant en pays obsédé par la consommation et la rentabilité financière mais négligeant la production.
Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Agathe Demarais propose une analyse de l’ouvrage de Clotilde Champeyrache, La face cachée de l’économie. Néolibéralisme et criminalités (Presses Universitaires de France, 2019, 304 pages).

Clotilde Champeyrache s’intéresse ici aux liens existant entre néolibéralisme et développement de la criminalité organisée (trafics de drogue, d’êtres humains, prostitution, fraude fiscale, contrefaçons…) : la théorie économique moderne serait mal armée pour étudier les phénomènes criminels, dont elle favoriserait par ailleurs l’émergence. L’approche retenue présente de multiples exemples de dérives criminelles, notamment liées aux mafias italiennes.
En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Abdou Diouf, intitulé « Afrique : l’intégration régionale face à la mondialisation », et publié dans le numéro d’hiver 2006.

Bon gré mal gré, l’Afrique doit aujourd’hui vivre, comme l’ensemble de notre planète, à l’heure de ce que l’on appelle la mondialisation. Mais, contrairement à d’autres régions du Sud, elle demeure mal outillée pour, à la fois, affronter ses contraintes et profiter de ses opportunités. Une des raisons de cette fragilité réside dans son extrême fragmentation, dans sa « balkanisation » comme on l’a souvent dit. À l’heure où les autres régions du monde s’organisent en espaces intégrés – économiques, géopolitiques ou culturels –, elle semble échapper à cette tendance, même si elle tente désormais de l’infléchir.
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