Étiquette : Etats-Unis Page 37 of 75

Le terrorisme en perspective

La rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Daniel Benjamin, intitulé « Le terrorisme en perspective », et publié dans le numéro d’hiver 2006.

Le terrorisme est une tactique qui sous-tend l’utilisation de moyens violents contre des non-combattants, à des fins politiques. Depuis environ 150 ans, la pratique terroriste fait preuve d’une remarquable continuité. Les attaques ont pratiquement toujours été menées à l’aide d’armes légères ou d’explosifs et ont généralement consisté à assassiner, prendre des otages, détourner des avions ou poser des bombes. Les terroristes sont historiquement conservateurs : ils n’ont que rarement essayé de nouvelles méthodes, préférant l’assurance d’une opération réussie à la poursuite – incertaine – d’effets plus importants. On relève toutefois quelques innovations sporadiques. L’attentat suicide tout d’abord – utilisé au début des années 1980 par les Tigres tamouls du Sri Lanka ou les chiites libanais – s’est maintenant diffusé chez les musulmans sunnites. Les Palestiniens, impressionnés par les résultats du Hezbollah, ont largement contribué à cette diffusion. Mais, d’une manière générale, les outils utilisés sont restés similaires.

L’ONU survivra-t-elle en 2034 ?, Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux (2006)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux, intitulé « L’ONU survivra-t-elle en 2034 ? », et publié dans Politique étrangère en 2006.

Depuis sa création, l’Organisation des Nations unies (ONU) a reflété les dynamiques du système international qui l’entourait. Son statut en 2034 sera donc probablement déterminé par les réalités d’alors : les Nations unies seront ce que leurs membres voudront qu’elles soient. Les relations internationales sont et continueront à être fortement influencées par les grandes puissances : l’ONU évoluera donc d’abord dans les voies sur lesquelles s’accorderont les grandes puissances.

The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Jean-Christophe Noël propose une analyse de l’ouvrage de Carl Benedikt Frey, The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation (Princeton University Press, 2019, 480 pages).

Carl Benedikt Frey, économiste européen qui dirige le programme sur l’avenir du travail à l’université d’Oxford, s’est fait remarquer en 2013 en publiant avec Michael Osborne The Future of Employment. How Suceptible Are Jobs to Computerisation? Les deux auteurs y prédisaient que 47 % des emplois aux États-Unis pourraient être tenus par des machines dans les prochaines décennies, du fait des futurs progrès dans l’Intelligence artificielle.

L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis, Henry Kissinger (1962)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un exposé improvisé prononcé par Henry Kissinger devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E. en 1962, intitulé « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis », et publié dans Politique étrangère (n°2/1962).

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit. Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

Page 37 of 75

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén