Depuis janvier 2025, l’administration Trump II semble avoir renoué avec le style et le rythme de l’administration Trump I entre janvier 2017 et janvier 2021. Elle produit un flot incessant d’actualités, faites d’annonces radicales sur les sujets les plus divers mais aussi d’imprécations et de revirements. Au-delà des apparences, elle part sur des bases bien différentes de celles du premier mandat : celles d’un projet politique beaucoup plus résolu sur le fond, mieux préparé et mieux exécuté. D’abord grâce à l’imposante feuille de route que constituent les 922 pages du Project 2025, le programme coordonné par la Heritage Foundation ; ensuite grâce aux responsables triés sur le volet nommés en début d’année.
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2025)vient de paraître ! Au sommaire, un dossier sur Trump II et le monde, suivi d’un contrechamps sur la défense de l’Europe. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le processus de paix entre Turquie et PKK,les Chiites d’Irak face à l’influence iranienne, le djihadisme en zone syro-irakienne, le programme nucléaire iranien, la problématique de la dette à Haïti… Des textes pertinents pour mieux appréhender les enjeux de la rentrée !
Le trumpisme existe-t-il ? Comment le caractériser idéologiquement, entre les multiples groupes qui l’animent : populisme, droite chrétienne, paléo-libertarisme, techno-libertarisme ? Est-il porteur d’une véritable vision du monde soutenant sa diplomatie ? L’obsession de la remise en cause de l’héritage, d’alliances et d’engagements vus comme « défavorables » à l’Amérique, l’obsession du deal ponctuel, semblent tenir lieu de ligne générale. D’où un relâchement général des liens alliés. En matière économique, on hésite tout autant à caractériser une stratégie, et surtout à identifier les résultats possibles de manœuvres contradictoires.
Face à la tornade Trump et à ses effets sur le Vieux Continent, les Européens semblent hésiter : comment assureront-ils demain leur sécurité, contre qui et avec quoi si les États-Unis confirment leur retrait, même partiel, d’Europe ? Comment concevoir une stratégie globale de sécurité, comment identifier les besoins concrets de défense ? Le temps est-il à l’ignorance, à la résignation ou au sursaut ? Et à quel prix, économique et politique ? Les intérêts européens ne s’arrêtent pas au théâtre européen. Politique étrangère s’attache également ce trimestre au Proche-Orient, à l’Afrique subsaharienne, à l’Asie-Pacifique où se déploie la rivalité économique sino-américaine. Et revient sur le malheur haïtien : la France y a historiquement sa responsabilité, mais elle est aujourd’hui un des rares pays à sembler s’en préoccuper…
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Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2025)sort le 9 septembre ! Au sommaire, un dossier sur Trump II et le monde, suivi d’un contrechamps sur la défense de l’Europe. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le processus de paix entre Turquie et PKK,les Chiites d’Irak face à l’influence iranienne, le djihadisme en zone syro-irakienne, le programme nucléaire iranien, la problématique de la dette à Haïti… Des textes pertinents pour mieux appréhender les enjeux de la rentrée !
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1. À l’heure des multiples remises en cause du multilatéralisme, quelles sont les principales conséquences pour les enjeux numériques ?
Les enjeux numériques n’échappent pas aux logiques et rapports de force façonnant l’ensemble de la gouvernance internationale. Ils sont ainsi profondément affectés par les rivalités qui s’expriment sur la scène internationale, notamment entre la Chine et les États-Unis, mais plus largement entre les démocraties occidentales et les régimes autoritaires, voire au sein même de ces blocs. La gouvernance du numérique demeure de ce fait très parcellaire car intrinsèquement limitée par la volonté des États de coopérer. Or, dans un contexte de tensions internationales majeures et de retour de la compétition entre puissances, cette volonté est toute relative, pour ne pas dire absente. La remise en cause du multilatéralisme, l’affaiblissement de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de ses agences ne peuvent que contribuer au ralentissement voire au détricotage des efforts de gouvernance en cours. Ainsi de la régulation de l’Intelligence artificielle (IA), dont on est bien en peine de tracer des contours à l’échelle internationale, en dépit d’un volontarisme européen.
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