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L’article « La fin de la géopolitique ? Réflexions géographiques sur la grammaire des puissances » a été écrit par Michel Foucher, professeur à l’université Lumière Lyon II et au Collège d’Europe de Varsovie, et directeur de l’Observatoire européen de géopolitique, et publié dans le numéro 1/1997 de Politique étrangère.

La grammaire des puissances au seuil du XXIe siècle mérite un profond renouvellement. La production des règles d’un langage véritablement international — qui serait fondé sur une morphologie originale et une syntaxe novatrice — a commencé sur des bases théoriques assez restreintes, exprimées par quelques mots-clefs tels que « globalisation », « démocratie de marché » (sic), « nouvel ordre économique mondial », « superpuissance unique ». Répétés à l’envi, ces mots s’apparentent parfois à une nouvelle langue de bois ou, pour le dire plus doctement, risquent de devenir des concepts-obstacles à la compréhension des mutations politiques du monde actuel.

« Après deux passionnants dossiers sur le nouveau « Grand Jeu » du Moyen-Orient et deux articles traitant de la question de « l’Europe face aux populismes », cette revue s’interroge notamment sur les interactions entre le vieillissement de la population et la géopolitique. Un article montre combien le vieillissement de la population est, à l’échelle mondiale, inédit. Ce processus se traduit par un accroissement de la proportion des personnes âgées, par l’augmentation de leur nombre absolu, et une augmentation globale de la féminisation, triple processus destine a se poursuivre dans les décennies à venir. Ce vieillissement est inégalement réparti dans le monde, et annonce des effets politiques, en interne, et géopolitiques, sur le système international, eux aussi très diversifiés. »
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