Étiquette : guerre Page 16 of 31

Secret Wars: Covert Conflicts in International Politics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Austin Carson, Secret Wars: Covert Conflicts in International Politics (Princeton University Press, 2018, 344 pages).

Austin Carson, professeur assistant de science politique à l’université de Chicago, conduit une analyse systématique de la manière dont les grandes puissances participent secrètement à des guerres. S’appuyant notamment sur sa thèse de 2013, Secrecy, Acknowledgement, and War Escalation: A Study in Covert Competition, il met en avant un schéma récurrent de comportement depuis 1936, et le théorise dans deux premiers chapitres solides – peut-être trop académiques.

The Eye of War

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage d’Antoine Bousquet, The Eye of War: Military Perception from the Telescope to the Drone (University of Minnesota Press, 2018, 272 pages).

Antoine Bousquet est maître de conférences en relations internationales au Birkbeck College (université de Londres). Dans ce nouveau livre, il analyse les interactions entre innovations technologiques et transformations de l’art de la guerre, en s’intéressant plus spécifiquement à la généalogie d’un « rêve guerrier persistant » : voir sans être vu, tuer à distance, « conjuguer vision et annihilation ». Pour l’auteur, cette chimère n’est pas loin de se concrétiser. La transparence totale du champ de bataille demeure pour le moment inaccessible, mais une convergence entre perception et destruction s’est réalisée, le drone armé n’en étant que la face la plus visible.

Partisans et centurions. Une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Rémy Hémez,  propose une analyse de l’ouvrage d’Élie Tenenbaum, chercheur et coordonnateur du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) à l’Ifri, Partisans et centurions. Une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle (Perrin, 2018, 528 pages). Cet ouvrage a été récompensé par le prix Émile Perreau-Saussine en mai 2019.

En publiant une version remaniée de sa thèse de doctorat, Élie Tenenbaum, coordonnateur du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) de l’Ifri, nous plonge dans une passionnante histoire de la guerre irrégulière. Il définit cette forme de guerre comme prenant le contre-pied de la modernité occidentale : « Là où la guerre régulière met en avant la puissance de feu et les formations linéaires, la guerre irrégulière lui préfère la mobilité, le combat de tirailleurs et la guérilla » ; elle mêle combattants et non-combattants, ne respecte pas un ordre international fondé sur les États, et ses partisans ont une motivation politique qui les distingue des soldats.

Gagner la guerre est plus facile que faire la paix

Le 3 juin dernier, Le Monde a consacré un article signé Marc Semo sur la guerre et la paix. Il cite à cette occasion le dossier « Sorties de guerres », publié dans le numéro d’automne 2018 de Politique étrangère (n° 3/2018), et en particulier l’article de Corentin Brustlein, « La victoire aujourd’hui, de l’évanescence au dépassement ».

En Afghanistan, en Irak ou en Libye, des conflits armés ont été menés au nom de la paix, sans parvenir à une situation stable. Dans un monde multipolaire, la communauté internationale mesure plus que jamais la difficulté de sa consolidation.

Elle est toujours fragile et toujours menacée, aussi difficile à construire qu’à préserver. « La paix est comme un rêve suspendu », aimait à rappeler le défunt secrétaire général des Nations unies – et Prix Nobel de la paix – Kofi Annan. Une phrase lancée quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, qui marquèrent la fin des illusions iréniques sur l’après-guerre froide. Ce fut le début d’une longue séquence d’interventions armées occidentales pour lutter contre le terrorisme et « de guerres au nom de l’humanité », terrible oxymore analysé par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (Irsem), dans Les Guerres au nom de l’humanité (éd. PUF, 2012), un livre devenu un classique. Ce sujet sera au cœur des débats du Forum mondial Normandie pour la Paix, qui se tiendra les 4 et 5 juin à Caen, et dont Le Monde est partenaire.

Page 16 of 31

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén