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L’Europe, l’OTAN et la France : les problèmes non résolus de la défense européenne

La rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Jacques Andréani, intitulé « L’Europe, l’OTAN et la France : les problèmes non résolus de la défense européenne », et publié en 1983 (2/1983).

Certains vocables ne sont pas tout à fait neutres. Qui inscrit en tête d’un article le titre « Moyen-Orient », laisse le lecteur sans indication sur ses tendances ou sympathies vis-à-vis d’Israël ou des Arabes. Mais l’expression « défense de l’Europe » n’a pas été couramment employée par tous ceux qui se sont penchés sur les problèmes stratégiques de notre continent. On ne la rencontre pas chez ceux de nos partenaires européens qui pensent que la seule protection imaginable pour l’Europe de l’Ouest résulte de la présence américaine et de l’existence de l’OTAN. Elle n’est jamais — faut-il s’en étonner ? — utilisée par les Américains. On l’entend assez peu, à vrai dire, en dehors de France et c’est bien là une partie du problème. En France même, elle n’a pas cours chez ceux qui refuseraient — par instinct ou par doctrine — d’admettre que la France doive se soucier d’autre chose que de mettre à l’abri son territoire national, et qui tiendraient tout regard jeté au-delà des frontières comme une dilution, un affaiblissement, de cette défense hexagonale.

L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis, Henry Kissinger (1962)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un exposé improvisé prononcé par Henry Kissinger devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E. en 1962, intitulé « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis », et publié dans Politique étrangère (n°2/1962).

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit. Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Corentin Brustlein, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Céline Jurgensen et Dominique Mongin, Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours (Odile Jacob, 2018, 400 pages).

L’héritage du général de Gaulle demeure, en 2019, un pilier de la politique étrangère et de la stratégie de défense de la France. Comme objet politique, cet héritage alimente des controverses récurrentes autour des décisions de politique étrangère de chaque gouvernement français : qu’il s’agisse de la réintégration des structures de commandement militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ou de la guerre en Libye, le caractère supposément gaullien de chaque décision est interrogé. Aussi fréquentes qu’elles puissent être, ces polémiques ne sauraient toutefois faire oublier les influences durables exercées par un socle conceptuel plaçant l’indépendance politique et l’autonomie stratégique au-dessus de tout autre considération.

The Cauldron: NATO’s Campaign in Libya

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère
(n° 2/2019)
. Jean-Christophe Noël, chercheur associé au Centre des études de sécurité de l’Ifri,  propose une analyse de l’ouvrage de Rob Weighill et Florence Gaub, The Cauldron: NATO’s Campaign in Libya (Hurst, 2018, 240 pages).

Voici un livre qui décrit la genèse, le déclenchement et la conduite de l’opération Unified Protector menée en 2011 par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) au-dessus et au large de la Libye. Suite au soulèvement d’une partie de la population libyenne, cette opération avait pour but d’assurer la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Rappelons que cette résolution prévoyait la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel de la Libye, et l’usage de tous les moyens nécessaires pour protéger les populations civiles, à l’exception de forces d’occupation étrangères.

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