Dominique DAVID, conseiller du président de l’Ifri, rédacteur en chef de Politique étrangère et co-directeur du Ramses était l’invité de Thierry GARCIN sur France Culture, mercredi 16 septembre 2015, dans l’émission « Les Enjeux internationaux ». Il y a présenté l’édition 2016 du « Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies » et examiné la question de l’existence d’un véritable système international.
« On parle souvent du « système international » sans vraiment le définir, de la « communauté internationale » en en faisant un tout, de la « société internationale » en en faisant un fourre-tout, de l’« ordre international » en cachant le désordre international, pourtant si manifeste. »
Mais comment fonctionnent les relations internationales, qui reposent en grande partie sur les relations interétatiques, malgré une certaine mondialisation de la politique étrangère, voire de la diplomatie ?
Promeuvent-elles avec tant de succès la démocratie ? S’achemine-t-on vers un monde plus multipolaire ?
Le rôle de l’État reste-t-il déterminant, quels que soient les régimes en place ?
La recherche de l’équilibre n’est-elle au fond qu’un processus sans fin ?
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L’ampleur de l’œuvre de Raymond Aron a toujours fait le désespoir de ses commentateurs – et de ses disciples. On peut s’attendre à la publication de divers textes inédits ; néanmoins, hélas, cette œuvre est désormais achevée. Ce qui devrait permettre d’étudier enfin, en profondeur, la contribution scientifique qu’elle a apportée – de séparer en quelque sorte les deux activités que Raymond Aron a menées de concert et a souvent entremêlées : l’activité proprement journalistique, commentaires d’une actualité qu’il se sentait le devoir d’élucider et d’interpréter, et l’activité du théoricien, philosophe de l’histoire, sociologue des sociétés contemporaines, ou critique de la pensée politique et sociale des grands auteurs.
En 1954, Henry Kissinger, alors doctorant à Harvard, soutenait une thèse consacrée à la diplomatie européenne entre 1812 et 1822. Soixante ans plus tard, la publication de son dernier ouvrage souligne avec force la cohérence de la pensée de celui qui, entre-temps, est devenu le conseiller à la sécurité nationale (1968-1973) puis le secrétaire d’État (1973-1977) le plus influent que les États-Unis aient connu. Il est en effet frappant de constater à quel point les spécificités de l’ordre international apparu en Europe entre le XVIIe et le XIXe siècles continuent de constituer le cadre conceptuel à l’aune duquel Kissinger analyse les évolutions du monde contemporain.
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