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Breaking up is hard to do : Royaume-Uni et Union européenne après le Brexit

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article de Florence Faucher et Colin Hay, « Breaking up is hard to do : Royaume-Uni et Union européenne après le Brexit », publié dans le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2020), disponible depuis le 7 décembre.

Pour un vrai politiste, n’est prévisible que ce qui est inévitable. Et aussi longtemps que les choses demeurent politiques, elles ne sont pas inévitables. Le Brexit a toujours été, et restera, politique. Il n’y a donc rien d’inévitable dans la prospective des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE), au court, moyen, ou long terme. Et si rien n’est inévitable, rien n’est connu à l’avance. Les relations politiques, comme les relations sociales, se nouent, se renouent, se rompent à travers des processus qui les déterminent. Et, comme on va le voir, une rupture est rude à consommer : en l’occurrence elle est difficile à conclure, elle laissera traces et cicatrices.

L’économie britannique et le marché commun

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Lincoln Steel, intitulé « L’économie britannique et le marché commun », et publié dans le numéro 3/1957 de Politique étrangère.

Avant d’aborder l’étude d’un tel sujet, il est peut-être bon de revenir un peu en arrière, ce qui permettra, je, crois, de mieux se rendre compte du point de vue adopté par la Fédération des Industries et les producteurs britanniques. A l’époque de la conférence de Messine, peu de gens croyaient au Royaume-Uni que le Marché commun aboutirait un jour. Des doutes très sérieux subsistaient quant à la possibilité pour les Six de parvenir à un accord du type de celui qui fut finalement réalisé.

Être ou ne pas être européen ?

Cette double recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Eric-André Martin, conseiller auprès du directeur de l’Ifri et spécialiste des questions européennes, propose une analyse croisée des ouvrages de Robert Franck, Être ou ne pas être européen ? Les Britanniques et l’Europe du XVIIe siècle au Brexit (Belin, 2018, 264 pages) et de Jeremy Black, Britain and Europe: A Short History (Hurst, 2019, 256 pages).

Voici deux livres fort opportuns pour qui cherche à mieux comprendre la relation tumultueuse liant le Royaume-Uni à l’Europe. L’ouvrage de Robert Frank, professeur émérite à l’université de Paris 1, est un recueil de textes historiques couvrant la période de 1713 à nos jours. Il est articulé en trois chapitres, correspondant à trois temps : « Entre Empire et Europe » (1713-1904) ; « Les cycles d’engagement et de désengagement européen » (1904-1961) ; « L’Europe à l’anglaise, entrer, rester et sortir » (1961-2016). Chaque chapitre et chaque texte sont brièvement introduits, ce qui en fait un ouvrage à la lecture facile et agréable.

« L’impact économique et financier du Brexit » : 3 questions à Emmanuel Mourlon-Druol

Auteur de l’article « L’impact économique et financier du Brexit » paru dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (4/2018), Emmanuel Mourlon-Druol, docteur de l’Institut universitaire européen de Florence et senior lecturer à l’université de Glasgow, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Votre article « L’impact économique et financier du Brexit » est paru en décembre 2018. Le Parlement britannique a rejeté l’accord négocié par Theresa May le 15 janvier dernier. Cela clarifie-t-il les options qui sont sur la table, et l’impact final du Brexit ?

Pas vraiment. Cela exclut certes très probablement l’accord que Theresa May avait conclu avec l’UE, à moins qu’il soit amendé et soumis à un nouveau vote. Mais la situation de base demeure : sortie sans accord, qui est la position de défaut, ou bien sortie avec un accord (et dans ce cas, lequel ?). Les effets économiques seront néfastes, la sortie sans accord étant considérablement plus dommageable que la sortie avec accord. Avec le rejet de l’accord de Theresa May par le Parlement britannique, la probabilité d’un « no deal » a toutefois nettement augmenté, notamment parce que la situation politique intérieure britannique est dans l’impasse.

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