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Deception: Counterdeception and Counterintelligence

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Robert M. Clarke et William L. Mitchell, Deception: Counterdeception and Counterintelligence (CQ Press, 2018, 312 pages).

Les actions de déception sont trop souvent réduites à une image : celle des chars gonflables utilisés pendant l’opération Fortitude, probablement la plus ambitieuse opération de déception de l’histoire, destinée à cacher aux Allemands le lieu du débarquement prévu en Normandie. Cependant, la déception dans l’art de la guerre revêt une réalité bien plus complexe, tant dans sa planification que dans son exécution. Le livre de Robert M. Clark – ancien analyste à la CIA et professeur associé à l’université Johns Hopkins – et William L. Mitchell – ex-officier du renseignement militaire américain et conseiller pour le ministère de la Défense danois – permet de toucher du doigt la richesse de cette problématique.

La mesure de la force

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Martin Motte, La mesure de la force. Traité de stratégie de l’École de guerre (Tallandier, 2018, 416 pages).

Parce que « la guerre est la voie qui mène à la survie ou à l’anéantissement, il est indispensable de l’étudier à fond ». Pour nous aider à tenir compte de cet avertissement de Sun Tzu, les auteurs – tous quatre des références dans le domaine de la pensée stratégique – proposent un manuel à partir des cours de stratégie dispensés à l’École de guerre depuis plusieurs années. En 13 chapitres clairs et passionnants, les principaux domaines de la matière sont abordés.

The Sword’s Other Edge

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Dan Reiter, The Sword’s Other Edge: Trade-Offs in the Pursuit of Military Effectiveness (Cambridge University Press, 2017, 280 pages).

La plupart des contributions à cet ouvrage collectif dirigé par Dan Reiter – professeur de science politique à l’université Emory – sont issues de communications données lors d’un séminaire de 2015 consacré à l’efficacité militaire. Les études dédiées à cette thématique sont nombreuses. Certaines sont devenues des classiques, à l’instar de Military Effectiveness, trois volumes dirigés par Allan R. Millett et Williamson Murray. Cependant, l’ouvrage dirigé par Dan Reiter aborde la question de façon singulière. Les auteurs se consacrent en effet à l’analyse des contrecoups de la recherche de la performance tactique et stratégique.

L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis » est la traduction d’un exposé improvisé prononcé devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E par Henry Kissinger en 1962, et publié dans le numéro 2/1962 de Politique étrangère.

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

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