Auteur/autrice : Politique Etrangère Page 442 of 616

State Capitalism – How the Return of Statism Is Transforming the World

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Joshua Kurlantzick, State Capitalism – How the Return of Statism Is Transforming the World (Oxford University Press, 2016, 296 pages).

State Capitalism

Joshua Kurlantzick, connu pour ses travaux sur le soft power chinois, étudie l’influence grandissante du capitalisme d’État depuis deux décennies. Définissant celui-ci comme toute économie dans laquelle au moins un tiers des 500 plus grosses entreprises nationales sont contrôlées directement ou indirectement par l’État, l’auteur précise d’emblée que plusieurs capitalismes d’État coexistent dans le monde. Les moins efficaces sont généralement les plus autocratiques (Algérie, Arabie Saoudite, Égypte, Iran, Ouzbékistan, Russie et Venezuela), en raison de leur incapacité chronique à innover et du comportement prédateur des élites politiques.

Syrie. Anatomie d’une guerre civile

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Rémy Hémez, chercheur au Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, Syrie. Anatomie d’une guerre civile (CNRS Éditions, 2016, 416 pages).

Syrie anatomie d'une guerre civile

Ce livre, co-écrit par Gilles Dorronsoro, professeur à l’université Paris 1, et deux doctorants, Arthur Quesnay et Adam Baczko, étudie en profondeur de la guerre civile syrienne. Les auteurs ont réalisé 250 entretiens, pour une bonne partie en Syrie, entre décembre 2012 et janvier 2013, et en août 2013, à une époque où il était encore possible d’accéder à la zone de guerre. Ils distinguent trois étapes dans la révolution syrienne.

La première, en 2011, est une phase de contestation politique essentiellement pacifique. Une telle contestation paraissait improbable pour la plupart des spécialistes, mais le fait même qu’elle ait existé permet de comprendre a posteriori les faiblesses du régime, à savoir son absence de base sociale et son manque de maîtrise des effets politiques du néolibéralisme.

Les Carnets du Centre Chine

« Les Carnets du Centre Chine », édités par le Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC) de l’EHESS, ont recensé l’article écrit par Alice Ekman dans le numéro d’hiver 2016-2017 de Politique étrangère (n° 4/2016) : « La Chine en Méditerranée : un nouvel activisme ».

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Résumé

pol-etrLa Chine est de plus en plus présente en Méditerranée : propositions de forums de coopération à divers pays de l’Europe du Sud, investissements dans les terminaux portuaires, manœuvres militaires, évacuation de ressortissants… La Méditerranée ne figure sans doute pas au premier rang des préoccupations chinoises. Mais elle est un passage nécessaire pour les exportations chinoises vers l’Europe, et a un rôle non négligeable dans la logique stratégique des Nouvelles routes de la soie.

China’s Future

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Alice Ekman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de David Shambaugh, China’s Future  (Polity Press, 2016, 224 pages).

China's Future

David Shambaugh, professeur à l’université George Washington, un des meilleurs spécialistes nord-américains de la Chine, se consacre à un exercice risqué mais utile : anticiper les différents scénarios que pourrait suivre la Chine pour son développement économique, politique et social au cours des prochaines décennies.

Son anticipation principale – thèse centrale – est assez classique : si le régime ne se réforme pas politiquement, le développement économique stagnera, ce qui exacerbera les problèmes sociaux déjà aigus et entraînera à terme le déclin du Parti communiste chinois (PCC).

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