Catégorie : Revue des livres Page 141 of 290

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Secret Wars: Covert Conflicts in International Politics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Austin Carson, Secret Wars: Covert Conflicts in International Politics (Princeton University Press, 2018, 344 pages).

Austin Carson, professeur assistant de science politique à l’université de Chicago, conduit une analyse systématique de la manière dont les grandes puissances participent secrètement à des guerres. S’appuyant notamment sur sa thèse de 2013, Secrecy, Acknowledgement, and War Escalation: A Study in Covert Competition, il met en avant un schéma récurrent de comportement depuis 1936, et le théorise dans deux premiers chapitres solides – peut-être trop académiques.

Diplomatie française

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Charles Thépaut propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Maurice Vaïsse, Diplomatie française. Outils et acteurs depuis 1980 (Odile Jacob, 2018, 496 pages).

À l’heure où l’actualité internationale est rythmée par les tweets, et où les institutions font l’objet d’une défiance considérable, se plonger dans la mécanique de l’une des plus classiques d’entre elles, la diplomatie, n’est pas un exercice évident. Des travaux journalistiques inégaux se prêtent régulièrement à l’exercice mais un examen plus approfondi semble indispensable.

Prévenir la violence djihadiste

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Romain Sèze, Prévenir la violence djihadiste. Les paradoxes d’un modèle sécuritaire (Seuil, 2019, 228 pages).

Romain Sèze est sociologue à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), établissement public administratif placé sous l’autorité du Premier ministre qui entretient des liens étroits avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice. Compte tenu de ce positionnement, on pourrait s’attendre à ce que ce chercheur présente sous un jour positif les politiques publiques visant à prévenir la radicalisation et lutter contre le terrorisme. Or il se montre critique, évoquant « le caractère confus, parfois contradictoire et souvent déroutant de cet ensemble d’actions regroupées sous l’expression de “lutte contre la radicalisation” », vilipendant une « logique de bricolage » et pointant du doigt le risque de « faire objectivement le jeu de la propagande djihadiste ».

Ronald Reagan and the Space Frontier

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Guilhem Penent propose une analyse de l’ouvrage de John M. Logsdon, Ronald Reagan and the Space Frontier (Palgrave Macmillan, 2018, 420 pages).

En matière de politique spatiale, John Logsdon, professeur émérite de l’université George-Washington, tout à la fois témoin, acteur et chroniqueur de l’effort spatial des États-Unis depuis plus d’un demi-siècle, fait figure d’autorité. Une idée directrice guide son œuvre, très riche, d’analyste et d’éditeur : les motivations pour aller dans l’espace sont nombreuses, mais une seule a véritablement compté dans l’histoire du programme spatial civil américain, la recherche du leadership, et en particulier la conviction que le vol habité est central pour l’image que l’Amérique a d’elle-même et entend projeter à l’extérieur. Cet ouvrage constitue une nouvelle exploration réussie de ce thème. En intégrant à l’exercice une réflexion critique sur le bilan décisionnel de l’équipe du 40e président américain, l’auteur fait également œuvre utile, alors que la réhabilitation dont Ronald Reagan est aujourd’hui l’objet demeure lacunaire au plan de la politique spatiale.

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