Catégorie : Revue des livres Page 188 of 286

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

PEGIDA: Entwicklung, Zusammensetzung und Deutung einer Empörungsbewegung

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Hans Vorländer, Maik Herold et Steven Schäller, PEGIDA: Entwicklung, Zusammensetzung und Deutung einer Empörungsbewegung (Springer Verlag, 2016, 176 pages).

PEGIDA

Né en octobre 2014, le mouvement PEGIDA – Patriotischer Europäer gegen die Islamisierung des Abend­landes [Européens patriotiques contre l’islamisation de l’Occident] – est un phénomène curieux pour au moins trois raisons. Il s’agit d’abord d’un mouvement citoyen indépendant devenu au fil des mois « l’expression citoyenne » du parti populiste de droite AfD (Alternative für Deutschland). La relation fusionnelle entre l’AfD et PEGIDA a été telle que la première a fourni l’idéologie et la seconde le soutien logistique, tandis que le succès de cette dernière permettait à la première de progresser dans les sondages et d’obtenir des scores électoraux inespérés en 2015 et 2016.

Quand le digital défie l’État de droit

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Ifri et spécialiste des questions numériques, propose une analyse de l’ouvrage d’Olivier Iteanu, Quand le digital défie l’État de droit (Eyrolles, 2016, 192 pages).

Digital vs. État de droit

Olivier Iteanu dresse le constat sévère d’une capitulation de l’Union européenne devant les grands acteurs américains du numérique. Sujet comme constat ne sont d’apparence guère inédits : ces dernières années, nombreux sont les auteurs et les praticiens français du numérique à avoir consacré des ouvrages aux dérives, pour l’Europe et la France, de la maîtrise sans partage du numérique par les États-Unis et de ses abus. Les travaux de Pierre Bellanger sur la « souveraineté numérique », de Tristan Nitot sur la surveillance généralisée, d’Éric Sadin sur l’omnipotence des géants du Net, ainsi que plusieurs rapports parlementaires, ont fait éclore une prise de conscience du caractère stratégique de l’économie numérique.

Le djihad contre le rêve d’Alexandre

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Sébastien Boussois propose une analyse de l’ouvrage de Jean-Pierre Perrin, Le djihad contre le rêve d’Alexandre. En Afghanistan, de 330 av. J.-C. à 2016 (Seuil, 2017, 304 pages).

Djihad contre Alexandre

Qu’il soit Proche, Moyen, ou Extrême, l’Orient a toujours fasciné la civilisation occidentale. Si l’on peut encore comprendre pourquoi le « Levant » et la rive orientale de la Méditerranée nous touchent tant – berceau de nos cultures, religions et identités –, on oublie souvent que le rêve d’un homme venu d’Europe fut d’étendre principes et rêves de notre civilisation jusqu’aux confins de l’Asie centrale et extrême-orientale. La terre d’Afghanistan fut le grand rêve d’Alexandre le Grand.

The Tragedy of U.S. Foreign Policy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Walter A. McDougall, The Tragedy of U.S. Foreign Policy: How America’s Civil Religion Betrayed the National Interest (Yale University Press, 2016, 424 pages).

The Tragedy of US Foreign Policy

Professeur d’histoire et de relations internationales à l’université de Pennsylvanie, Walter McDougall a reçu le prix Pulitzer en 1986 pour son « histoire-politique » de la conquête spatiale. Il propose ici une relecture de la politique étrangère américaine sous l’angle de ce qu’il nomme la « religion civile américaine » (RCA). Le concept de religion civile, venu de Rousseau, a été appliqué aux États-Unis par Robert Bell, dans un article de la revue Daedalus en 1967.

Walter McDougall reprend les éléments religieux mis en avant par tous les dirigeants américains depuis George Washington, pour voir comment ces fondements protestants ont influencé la diplomatie du pays. Il distingue plusieurs périodes auxquelles, pour renforcer son propos, il attribue des noms issus de la théologie chrétienne (l’église « civile » est successivement expectante, militante, agoniste et triomphante).

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