Catégorie : Revue des livres Page 207 of 290

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

How South Africa Works and Must Do Better

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Victor Magnani, chercheur à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jeffrey Herbst et Greg Mills, How South Africa Works and Must Do Better  (Hurst & Co., 2016, 256 pages).

How South Africa Works

Au lendemain de l’apartheid, l’Afrique du Sud voulait rassurer opérateurs économiques et marchés financiers. Il fallait concilier les impératifs économiques en termes de croissance et d’emploi avec ceux de la transformation d’une société minée par des décennies de ségrégation. Les améliorations sont indéniables quant à l’accès à l’éducation, à la santé, au logement, à l’électricité et à l’eau courante. Mais plus de 20 ans après les premières élections libres et démocratiques, l’économie sud-africaine paraît vulnérable et les réalisations sont clairement en deçà des attentes, notamment concernant les inégalités et l’emploi. Le taux de chômage officiel s’élève à plus de 25 % et concerne principalement les jeunes et les populations noires : immense défi que les autorités n’ont su résoudre à ce jour.

Migrants, Refugees and the Stateless in South Asia

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Charza Shahabuddin propose une analyse de l’ouvrage de Partha S. Gosh, Migrants, Refugees and the Stateless in South Asia  (Sage Publishing, 2016, 384 pages).

Migrants, Refugees in South Asia

L’ouvrage de Partha S. Gosh constitue une référence concernant la typologie et l’impact des différentes formes de migrations en Asie du Sud. Il est un apport inédit à la littérature académique, en ce qu’il s’appuie sur l’étude des dimensions culturelles de la migration les moins explorées, en démontrant que la définition juridique classique (celle des Nations unies) des concepts de migrants, réfugiés et apatrides, n’est pas pertinente dans le cas sud-asiatique, ce pour des raisons politiques, sociales et historiques.

Royaume d’asphalte. Jeunesse saoudienne en révolte

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage de Pascal Menoret, Royaume d’asphalte. Jeunesse saoudienne en révolte  (La Découverte/Wildproject, 2016, 288 pages).

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« Comment peut-on être Saoudien ? » Chacun ou presque a aujourd’hui son opinion sur la politique qu’il conviendrait de mener avec l’Arabie Saoudite. Les plus réalistes y voient un pôle de stabilité dans un environnement régional troublé ; les moins cyniques s’alarment du soutien aveugle de l’Occident à l’un des régimes les plus rétrogrades au monde. Mais qui connaît l’Arabie Saoudite ? Si, depuis l’arrivée au pouvoir du roi Salmane en janvier 2015 et la sombre guerre de succession qui se joue déjà autour du monarque octogénaire, la gérontocratie qui la gouverne éveille désormais la curiosité, la société saoudienne demeure opaque à l’observateur étranger. Publiée en 2011, la thèse d’Amélie Le Renard « Femmes et espaces publics en Arabie Saoudite » levait le voile sur le sort fait aux femmes. C’est ici aux hommes que Pascal Menoret s’intéresse.

The Economy of Dubai

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage d’Abdulrazak Al Faris et Raimundo Soto, The Economy of Dubai  (Oxford University Press, 2016, 368  pages).

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Ce livre d’économistes travaillant majoritairement au Dubai Economic Council est une étude exhaustive de l’économie de Dubaï, l’une des sept entités constitutives des Émirats arabes unis.

Le premier chapitre rappelle comment, à partir des années 1980, la manne pétrolière a permis à Dubaï de diversifier son économie, en devenant une place financière régionale majeure et en créant des zones franches pour les sociétés étrangères, la plus célèbre et ancienne étant la Jebel Ali Free Zone. Sur la période 1980-2011, la croissance annuelle du PIB a été en moyenne de 6,5 %, taux cependant inférieur à celui de Singapour et de Hong Kong (deux territoires qui font figure de modèles), en partie à cause de la faible productivité de l’émirat et de sa vulnérabilité aux chocs externes.

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